
Me voici donc sur la fameuse île. Le navire est arrivé dans le port au levé du soleil et j’ai posé un pied fébrile sur cette terre qui est désormais la mienne.
Contrairement à tout ce que j’avais imaginé, l’endroit était totalement désert et à défaut d’accolades chaleureuses, j’ai été accueilli par le chant des mouettes et le murmure des vagues qui venaient mourir sur les plages alentours.
Contrairement à tout ce que j’avais imaginé, l’endroit était totalement désert et à défaut d’accolades chaleureuses, j’ai été accueilli par le chant des mouettes et le murmure des vagues qui venaient mourir sur les plages alentours.
Mais où sont-ils ? Les vieux ne sont-ils pas censés nous accueillir dès notre descente du bateau ? Les histoires qu’on nous raconte sont-elles fausses ? Et finalement, peut-on vivre sur cette île ? Alors que l’angoisse commençait à me gagner, c’est avec soulagement que mes oreilles ont capté les premières notes jouées par la fanfares. (Marcel, un nouvel ami, m’a expliqué un peu plus tard dans la soirée, euh…dans l’après-midi que la formation musicale avait pris un peu de retard à cause du déambulateur de Gaston qui buttait constamment dans le fauteuil roulant de Geneviève).
A mesure que le son devenait de plus en plus clair, j’ai commencé à distinguer quelques têtes blanches qui ne semblaient franchement pas très pressées d’atteindre le quai. (Marcel, qui lit par-dessus mon épaule, me dit que la fanfare a fait tout son possible pour arriver rapidement).
Après une bonne vingtaine de minutes, la fanfare « les têtes blanches » a donc fini par arriver à destination et a cessé de jouer (car à bout de souffle) « les copains d’abord » qui selon Robert est le dernier tube à la mode.
Après de brèves salutations, mes nouveaux amis m’ont emmené vers le champs de foire (comme ils disent) où les dames, qui avaient toutes les cheveux permanentés, avait préparé un farci poitevin. Ce plat, qui a un goût plutôt particulier, nécessite, selon ces chères dames, un savoir faire qu’elles seules détiennent et que bien sûr personne ne maîtrise sur le bateau.
Je dois bien avouer que le repas était très fameux et j’ai ressenti pour la première fois le besoin de faire ce qu’ils appellent « la sieste ». J’ai donc cédé à la tentation de découvrir les sensations nouvelles de la sieste et je me suis adossé au premier arbre venu pour m’assoupir quelques min…heures.
A mon réveil, j’ai constaté que la sieste est une activité plutôt agréable qui mérite d’être pratiqué au-delà des frontières de l’île. Mais il ne faut cependant pas en abuser car pendant ce petit voyage au pays de Morphée, j’ai perdu du temps dans la quête que je m’étais imposé. Hier soir avant de retourner dans ma cabine, je m’étais, en effet, promis de trouver un ordinateur pour pouvoir vous conter mon aventure. A la lecture de ces lignes, je pense que vous comprendrez que j’ai mis le doigt sur l’engin de haute technologie (un IBM PC 5150 des années 1980) qui était rangé dans une remise sous prétexte que personne ne l’utilisait.
Alors que j’écris ces dernières lignes, j’entends Marcel qui m’appelle pour faire une partie de belotte, vous comprendrez bien que je ne peux pas passer à côté d’une occasion pareille.
2 commentaires:
emmene le nouveau EEE de Asus il est petit et peut se cacher!! hihihi
estelle
oulalalalalala ça donne pas envie de vieillir tout ça!!!
Mais j'ai le temps moi, jsuis une p'tite jeune!!
Enregistrer un commentaire