Profitant des quelques minutes d’internet que m’offre généreusement mon ordinateur, je m’engouffre dans la brèche pour vous poster ce petit message que vous attendiez tous avec impatience.
Alors que le but de mon dernier article était de vous faire voyager (pour pas cher) vers un autre monde et vous faire oublier les soucis du quotidien, j’interviens aujourd’hui pour vous parler du triste monde qui nous entoure et de ma vision de la réalité (que vous n’êtes pas obligés de partager…).
L’idée de cet article à germer dans mon esprit au cours d’un évènement récent qui a été mis en avant par les journaux télévisés français (dont l’objectivité ne fait aucun doute). Quand je dis récent, il faut comprendre « relativement récent » puisque ce fait commence à dater un peu (mais bon, je n’avais pas le temps et ma connexion a été un peu capricieuse…). Je pense, cependant, que chacun d’entre vous se souvient de ce fameux jour, désormais entré dans l’histoire, où cette petite flamme allumée depuis Olympie a tenté de traverser la capitale française.
Durant cette journée et celles qui ont précédée, j’ai été frappé par la capacité qu’on les gens à s’indigner pour quelque chose qu’ils avaient bien pris soin d’ignorer avant que TF1 ou France 2 (seules lorgnettes par lesquelles la majorité des français regardent le monde) ne se décident de mettre le cas en lumière pour en faire une actu du tonnerre.
Je ne veux aucunement parler du bien fondé de la cause défendue, je veux simplement vous faire part de ma stupéfaction quand je vois tous ces gens qui se jettent corps et âme dans une cause, qu’ils ne connaissaient même pas la semaine dernière (et qu’ils auront oublié le mois suivant), pour la seule raison que les médias ont décidé de faire exister le phénomène aux yeux des français. Il semblerait donc qu’il y ait, en France, un grand nombre de personnes qui pensent que tout va bien dans le monde et qui tombent des nues quand on leur montre (de façon choisie) ce qui se passe ailleurs.
Je ne suis pas en train de dire que je ne comprends pas les gens, qui devant l’émotion que peut susciter un fait relaté au 20h, ont envi d’apporter leur pierre à l’édifice ; je suis, cependant, surpris de voir à quelle vitesse ces gens sont capables de militer, mais aussi d’oublier le phénomène lorsqu’il n’est plus au premier plan. D’ailleurs, c’est peut-être cette aptitude à oublier qui est la plus surprenante et qui donne finalement l’impression que l’information n’est que consommation et que les gens se lassent d’un fait comme ils pourraient se lasser du dernier tube à la mode.
lundi 30 juin 2008
mardi 27 mai 2008
Voyage en musique
Après ces quelques jours d'absence durant lesquels les plus assidus commençaient à se faire du soucis, j'émerge de ce mutisme pour vous faire partager un moment de poésie. N'ayant pas la prétention de m'autoproclamer poète, je ne vais pas vous écrire un sonnet et les vers ne seront pas de moi. D'ailleurs, il n'y en aura pas... Il y a, en effet, des poésies qui ne nécessitent aucun mot et qui, pourtant, peuvent parler quand elles vous font frémir au détour d'un hammer croché ou d'un triolet.
Je vous invite donc à écouter et à savourer cette fabuleuse musique de John Butler, virtuose de la douze cordes en open tuning, qui vous emmènera en voyage à travers cet océan d'harmonies.
Je vous invite donc à écouter et à savourer cette fabuleuse musique de John Butler, virtuose de la douze cordes en open tuning, qui vous emmènera en voyage à travers cet océan d'harmonies.
jeudi 15 mai 2008
Ils sont fous ces parisiens!!
Profitant des jours magnifiques que nous offre le mois de mai en nous gratifiant de son plus beau soleil, je me suis enfin décidé à fouler le sol parisien et à prendre mes marques dans cette ville que, soit disant, tout le monde nous envie. L’excursion qui peut vous sembler, a priori, plutôt banale, n’est cependant pas si aisée qu’elle n’y paraît. Il faut, en effet, savoir où on va et avoir quelques notions géographiques de la capitale avant de se lancer dans cette jungle urbaine ; sans quoi, on a des chances de se perdre. C’est donc armé de l’indispensable carte touristique, d’un plan des lignes RATP (le format poche que les franciliens connaissent bien) et d’Estelle (arme indispensable pour parer à tout égarement) que je suis partis à l’aventure. Le parcours emprunté lors de cette belle journée a été des plus classiques ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne vais pas le détailler, puisque ça risquerait de vous faire mourir d’ennui et de vous faire fuir à la vitesse d’un clic gauche.
Alors que je commençais à me reprocher mon manque d’inspiration et mon originalité digne des plus grands guides touristiques, mon regard s’est posé sur un banc de parisiens qui dorait au soleil tels des pingouins sur la banquise. Je dois vous avouer que la surprise a été de taille. Pour être précis, ce n’est pas la vue de l’animal qui a été l’objet de ma surprise, mais c’est plutôt le fait que celui-ci était arrêté et attroupé avec bon nombre de ses semblables qu’il semblait tolérer. Certains avaient même l’air de communiquer. Ce comportement social allait à l’encontre de tout ce que j’avais pu observé lors de mes précédentes rencontres avec cette espèce à part, et j’ai dû me rendre à l’évidence : les parisiens ne sont donc pas constamment en train de courir et de maudire leur voisin.
Après quelques minutes passées à les regarder depuis mon poste d’observation, j’ai tout de même été interpellé par le paradoxe du parisien. Pour être clair, je me demande bien pourquoi ces petites bêtes, qui supportent à peine les habitants du nid voisin et qui se plaignent continuellement du manque de tranquillité, viennent se concentrer dans les parcs, tels des moustiques sur une ampoule, dès que le premier rayon de soleil pointe le bout de son nez. N’y a-t-il vraiment pas d’autres moyens pour profiter du beau temps ? Ce phénomène est également observable durant l’été où le parisien et sa petite famille viennent s’entasser sur la côte avec tous leurs congénères et polluer le littoral de leurs coups de klaxon frénétiques. Finalement, le parisien ne supporte pas son voisin, mais il semblerait qu’il ne peut pas vivre sans.
Après réflexion, je me dis que la conclusion est peut-être un peu hâtive et que je dois approfondir l’observation et peut-être tenter d’établir le contact avec les sujets les plus dociles. La prochaine journée ensoleillée sera donc consacrée à l’observation du parisien dans son milieu naturel.
Alors que je commençais à me reprocher mon manque d’inspiration et mon originalité digne des plus grands guides touristiques, mon regard s’est posé sur un banc de parisiens qui dorait au soleil tels des pingouins sur la banquise. Je dois vous avouer que la surprise a été de taille. Pour être précis, ce n’est pas la vue de l’animal qui a été l’objet de ma surprise, mais c’est plutôt le fait que celui-ci était arrêté et attroupé avec bon nombre de ses semblables qu’il semblait tolérer. Certains avaient même l’air de communiquer. Ce comportement social allait à l’encontre de tout ce que j’avais pu observé lors de mes précédentes rencontres avec cette espèce à part, et j’ai dû me rendre à l’évidence : les parisiens ne sont donc pas constamment en train de courir et de maudire leur voisin.
Après quelques minutes passées à les regarder depuis mon poste d’observation, j’ai tout de même été interpellé par le paradoxe du parisien. Pour être clair, je me demande bien pourquoi ces petites bêtes, qui supportent à peine les habitants du nid voisin et qui se plaignent continuellement du manque de tranquillité, viennent se concentrer dans les parcs, tels des moustiques sur une ampoule, dès que le premier rayon de soleil pointe le bout de son nez. N’y a-t-il vraiment pas d’autres moyens pour profiter du beau temps ? Ce phénomène est également observable durant l’été où le parisien et sa petite famille viennent s’entasser sur la côte avec tous leurs congénères et polluer le littoral de leurs coups de klaxon frénétiques. Finalement, le parisien ne supporte pas son voisin, mais il semblerait qu’il ne peut pas vivre sans.
Après réflexion, je me dis que la conclusion est peut-être un peu hâtive et que je dois approfondir l’observation et peut-être tenter d’établir le contact avec les sujets les plus dociles. La prochaine journée ensoleillée sera donc consacrée à l’observation du parisien dans son milieu naturel.
mercredi 7 mai 2008
Terres inconnues

Me voici donc sur la fameuse île. Le navire est arrivé dans le port au levé du soleil et j’ai posé un pied fébrile sur cette terre qui est désormais la mienne.
Contrairement à tout ce que j’avais imaginé, l’endroit était totalement désert et à défaut d’accolades chaleureuses, j’ai été accueilli par le chant des mouettes et le murmure des vagues qui venaient mourir sur les plages alentours.
Contrairement à tout ce que j’avais imaginé, l’endroit était totalement désert et à défaut d’accolades chaleureuses, j’ai été accueilli par le chant des mouettes et le murmure des vagues qui venaient mourir sur les plages alentours.
Mais où sont-ils ? Les vieux ne sont-ils pas censés nous accueillir dès notre descente du bateau ? Les histoires qu’on nous raconte sont-elles fausses ? Et finalement, peut-on vivre sur cette île ? Alors que l’angoisse commençait à me gagner, c’est avec soulagement que mes oreilles ont capté les premières notes jouées par la fanfares. (Marcel, un nouvel ami, m’a expliqué un peu plus tard dans la soirée, euh…dans l’après-midi que la formation musicale avait pris un peu de retard à cause du déambulateur de Gaston qui buttait constamment dans le fauteuil roulant de Geneviève).
A mesure que le son devenait de plus en plus clair, j’ai commencé à distinguer quelques têtes blanches qui ne semblaient franchement pas très pressées d’atteindre le quai. (Marcel, qui lit par-dessus mon épaule, me dit que la fanfare a fait tout son possible pour arriver rapidement).
Après une bonne vingtaine de minutes, la fanfare « les têtes blanches » a donc fini par arriver à destination et a cessé de jouer (car à bout de souffle) « les copains d’abord » qui selon Robert est le dernier tube à la mode.
Après de brèves salutations, mes nouveaux amis m’ont emmené vers le champs de foire (comme ils disent) où les dames, qui avaient toutes les cheveux permanentés, avait préparé un farci poitevin. Ce plat, qui a un goût plutôt particulier, nécessite, selon ces chères dames, un savoir faire qu’elles seules détiennent et que bien sûr personne ne maîtrise sur le bateau.
Je dois bien avouer que le repas était très fameux et j’ai ressenti pour la première fois le besoin de faire ce qu’ils appellent « la sieste ». J’ai donc cédé à la tentation de découvrir les sensations nouvelles de la sieste et je me suis adossé au premier arbre venu pour m’assoupir quelques min…heures.
A mon réveil, j’ai constaté que la sieste est une activité plutôt agréable qui mérite d’être pratiqué au-delà des frontières de l’île. Mais il ne faut cependant pas en abuser car pendant ce petit voyage au pays de Morphée, j’ai perdu du temps dans la quête que je m’étais imposé. Hier soir avant de retourner dans ma cabine, je m’étais, en effet, promis de trouver un ordinateur pour pouvoir vous conter mon aventure. A la lecture de ces lignes, je pense que vous comprendrez que j’ai mis le doigt sur l’engin de haute technologie (un IBM PC 5150 des années 1980) qui était rangé dans une remise sous prétexte que personne ne l’utilisait.
Alors que j’écris ces dernières lignes, j’entends Marcel qui m’appelle pour faire une partie de belotte, vous comprendrez bien que je ne peux pas passer à côté d’une occasion pareille.
mardi 29 avril 2008
Voyage vers un autre âge

Voyageant paisiblement à bord de Jeunesse Boat depuis les eaux qui m’ont vu naître, je m’aperçois que je parcours mes derniers miles dans la mer d’avril et que je me rapproche inexorablement de Vieillesse Island. L’accostage est prévu dans le premier quart de la mer de mai, et c’est avec grand regret que je vais quitter le navire.
J’ai pourtant tenté de ralentir l’embarcation et essayé de négocier avec le capitaine, mais tous mes efforts se sont révélés infructueux. J’ai donc dû me faire une raison et accepter ce voyage vers la déchéance.
Depuis quelques jours, je reste sur le pont et ma peur grandit à mesure que l’île au loin devient de plus en plus nette. La simple vue de celle-ci fait resurgir toutes les histoires de cette vie insulaire qui se racontent sur le bateau… Et je prie pour que celles-ci ne soient pas vraies. Selon ces récits, les habitants de ces terres accueillent les nouveaux arrivants au cours d’une cérémonie plus qu’étrange durant laquelle les Jeunes (comme ils les appellent) doivent faire don de leurs cheveux, de leur belle peau et d’un poumon. Il paraît, en effet, que la beauté est interdite sur l’île et que le sport doit impérativement être un calvaire pour toute personne qui s’y risque. Au-delà de cette régression purement physique, on dit que les nouveaux sont également dans l’obligation de dire « au revoir ! » à une aptitude intellectuelle de leur choix : « technologie » serait, selon les dires, l’aptitude la plus délaissée par ces derniers car il n’y aurait ni ordinateur, ni console de jeux sur l’île. J’ai même entendu un matelot qui disait que les Vieux (comme on les appelle) ne savaient pas se servir d’un magnétoscope ; pourtant je croyais que la VHS était d’une autre époque…
Vous comprenez donc que je redoute le moment qui va me voir débarquer sur ces terres et que j’essaie d’oublier ce terrible destin en profitant des dernières soirées avec mes jeunes amis. Il est d’ailleurs impératif de profiter des derniers moments durant lesquels je vais pouvoir veiller puisque, d’après certains camarades, il est impossible de se coucher après 20 heures sur l’île. Selon eux, les Vieux sont assommés par la fatigue sur les coups de 19 heures ; ce qui condamne toute activité nocturne.
Il m’arrive parfois de reprendre espoir en me disant que la vie là-bas n’est peut-être pas si mal. Il est probablement possible de faire de la résistance et de camoufler son esprit de jeune dans sa peau de vieux. C’est donc avec l’espérance de ne pas devenir trop ringard que je vous donne rendez-vous sur ce havre de vieillesse puisque, finalement, on s’y retrouvera tous un jour.
jeudi 24 avril 2008
Avoir ou ne pas avoir

Intervenant généralement sur ce blog pour essayer de vous faire sourire à coup d’autodérision, c’est avec des intentions différentes que je me présente à vous aujourd’hui. Je me suis, en effet, rendu compte que je ne profitais pas d’un avantage certain que confère la tenue d’un blog : pouvoir dire ce qu’on pense sans se faire couper la parole. Cet article sera donc consacré à mon premier coup de gueule (et peut être le dernier, mais en tout cas celui-ci me tient à cœur parce que quand y’en a marre [y’a malabar], y’en a marre). Je vous entends vous demander : mais quelle mouche l’a piqué ? Où est passée sa gentillesse légendaire ? Et bien aujourd’hui, je dis merde ! Un moustique m’a fait chier toute la nuit et je me suis réveillé méchant avec l’envie de tout casser !
J’ouvre donc cette page pour vous faire part de ma révolte contre la « société du paraître ». C'est-à-dire l’envie de chacun d’en mettre plein la vue, d’être le plus beau et le plus riche qui se traduit par une compétition internationale de la possession (pour la plus grande joie des multinationales). Vous pourriez me dire que j’en fais parti et que comme tout le monde j’aspire à une belle vie ; ce à quoi je répondrais qu’effectivement je veux bien vivre, mais qu’une belle vie ne se résume pas à une belle bagnole et un écran plasma. D’ailleurs, je conduis une 205, je suis pas une fashion victime, je suis jamais coiffé et je me rase qu’une fois par semaine ; je pense donc être légitime pour m’exprimer sur le sujet.
Dans cette société où le paraître est le souci principal des citoyens, je suis outré par le soin que prennent les gens à afficher ce qu’ils possèdent au yeux de leur contemporains. Il en découle une frénésie qui pousse chacun à aller acheter ce qu’a son voisin (en mieux) par peur de passer pour un blaireau au prochain apéro de quartier.
Y’a des moments comme aujourd’hui où j’ai envi de dire stop à la connerie. Il me semblait, en effet, (ou alors j’avais rien compris) qu’au départ le but du jeu dans la vie était d’en avoir suffisamment pour vivre correctement (sans pour autant vivre dans l’abondance). À aucun moment j’ai lu dans la règle, qu’il fallait en avoir plus que les autres et qu’il fallait jouer la surenchère dès qu’un objet était décrété indispensable pour exister dans cette société.
Je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut rien s’acheter ; il s’agit de consommer ce dont on a besoin et ce qui est en adéquation avec notre mode de vie. Pour être clair, c’est pas parce que ton voisin cinéphile achète un écran plasma pour regarder ses films qu’il faut que tu en achètes un si tu ne regardes que la roue de la fortune (et autres merdes télévisuelles) sous prétexte que « ça le fait devant les amis ». Je vous rassure TF1 est aussi pourri en HD qu’en cathodique.
Les gens sont obnubilés par l’image qu’ils renvoient ; ils sont près à tout pour être estimés et montrer qu’ils ont réussi. Et puisque « avoir réussi » se résume, en gros, à être péter de tunes, les gens sont capables de tout pour tromper leur monde et se faire passer pour plus riches qu’ils ne le sont en s’offrant des trucs inutiles (mais indispensables à la panoplie du gars qu’a réussi). Vous noterez au passage que la définition de « réussir » ne correspond plus à « faire un métier qui plaît et vivre correctement » mais à « gagner plein de sous et le montrer » (elle est loin l’époque où les gamins voulait être instituteurs).
Il faut savoir que tout le monde ne peut pas être plein aux as, et que d’ailleurs ce n’est pas le but dans la vie. Alors au lieu de regarder et d’envier ce que les autres ont, demande toi ce qui est vraiment nécessaire à ta vie et privilégie ce qui enrichira ton esprit plutôt que ton patrimoine (dans la mesure où tu rames pas comme un galérien pour faire vivre ta famille, bien sûr ; faut pas être maso non plus). Et si tu crois toujours que, comme le dit un grand philosophe, « les choses te donnent une identité » ; Réfléchis à ça : Qu’est ce que tu penses du propriétaire d’un super cabriolet en Sibérie ?
Y’a des moments comme aujourd’hui où j’ai envi de dire stop à la connerie. Il me semblait, en effet, (ou alors j’avais rien compris) qu’au départ le but du jeu dans la vie était d’en avoir suffisamment pour vivre correctement (sans pour autant vivre dans l’abondance). À aucun moment j’ai lu dans la règle, qu’il fallait en avoir plus que les autres et qu’il fallait jouer la surenchère dès qu’un objet était décrété indispensable pour exister dans cette société.
Je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut rien s’acheter ; il s’agit de consommer ce dont on a besoin et ce qui est en adéquation avec notre mode de vie. Pour être clair, c’est pas parce que ton voisin cinéphile achète un écran plasma pour regarder ses films qu’il faut que tu en achètes un si tu ne regardes que la roue de la fortune (et autres merdes télévisuelles) sous prétexte que « ça le fait devant les amis ». Je vous rassure TF1 est aussi pourri en HD qu’en cathodique.
Les gens sont obnubilés par l’image qu’ils renvoient ; ils sont près à tout pour être estimés et montrer qu’ils ont réussi. Et puisque « avoir réussi » se résume, en gros, à être péter de tunes, les gens sont capables de tout pour tromper leur monde et se faire passer pour plus riches qu’ils ne le sont en s’offrant des trucs inutiles (mais indispensables à la panoplie du gars qu’a réussi). Vous noterez au passage que la définition de « réussir » ne correspond plus à « faire un métier qui plaît et vivre correctement » mais à « gagner plein de sous et le montrer » (elle est loin l’époque où les gamins voulait être instituteurs).
Il faut savoir que tout le monde ne peut pas être plein aux as, et que d’ailleurs ce n’est pas le but dans la vie. Alors au lieu de regarder et d’envier ce que les autres ont, demande toi ce qui est vraiment nécessaire à ta vie et privilégie ce qui enrichira ton esprit plutôt que ton patrimoine (dans la mesure où tu rames pas comme un galérien pour faire vivre ta famille, bien sûr ; faut pas être maso non plus). Et si tu crois toujours que, comme le dit un grand philosophe, « les choses te donnent une identité » ; Réfléchis à ça : Qu’est ce que tu penses du propriétaire d’un super cabriolet en Sibérie ?
vendredi 18 avril 2008
Duo gagnant

Toujours près à rendre service (je suis trop bon !), j’ai été embarqué dans un concours d’écriture par ma chère et tendre. Tout a commencé le 5 avril quand Noémie (que je remercie au passage) a informé Estelle qu’il y a avait un concours sur « blog malin » basé, en gros, sur l’originalité d’un commentaire laissé à propos d’un article. Et qui dit concours, dit cadeau à la clé !
Intéressés par le super voyage au soleil, euh… par le super épilateur qui était mis en jeu, nous nous sommes plongé corps et âme dans Epilation land pour décrire la dure vie de Mademoiselle et ses poils. Etant habitué à travailler en équipe (…), nous nous sommes réparti les tâches : Estelle aux idées et moi à la plume (ou plutôt au clavier).
L’équipe de choc composée, il restait plus qu’à écrire ce super commentaire qui ferait de nous les heureux propriétaires de cet appareil que tout le monde nous envierait. Après une bonne heure de réflexion, le chef d’œuvre est né. Apparemment, il était pile poils dans le sujet, puisqu’il nous a permis de gagner (la débroussailleuse) l’épilateur.
Plutôt contente de son coup, Estelle ne s’est pas contentée de cette victoire ; elle m’a supplié (je ne vous dirai pas comment) de publier le commentaire sur mon blog en prétextant qu’il ferait rire les gens de passage (c'est-à-dire Noémie et ma sœur… merci, je vous le rendrai). Ne pouvant rien lui refuser, je vous présente donc ce fameux texte qui me permet aujourd’hui d’apprécier la douceur de ses jambes.
Fidèle lectrice du blog malin, je ne peux m’empêcher de réagir face à cet article qui fait resurgir des souvenirs douloureux et mes cauchemars les plus terrifiants (venant me hanter environ toutes les trois semaines). Monsieur Poil (qui me colle aux baskets ou plutôt aux jambes) ne fait, en effet, pas parti de mes meilleurs amis ; je pourrais même dire sans réserve qu’il est mon pire ennemi.
Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayer de l’éradiquer. La guerre a commencé vers l’âge de 12 ans où j’ai cru qu’une simple pince à épiler suffirait à faire plier le terrible envahisseur ; mais j’ai due rapidement me rendre à l’évidence que cette arme de poing n’était pas suffisante. J’ai alors opté pour des solutions plus radicales, en passant par le rasoir, la crème et autre dispositif made in home pas vraiment concluant, pour enfin finir chez le spécialiste (cauchemar vivant de Monsieur Poil et de ses amis) : l’esthéticienne armée jusqu’aux dents pour lutter contre ce parasite. Mais cette dernière arme de destruction massive présente le réel inconvénient d’entraîner une surchauffe de Madame « CB ».
Ne sachant plus vraiment comment me sortir de cette situation très compliquée qui me pousse à faire des concessions soit sur la douceur et la beauté de mes jambes soit sur la santé de mon compte en banque, je me suis mise à rêver d’une nouvelle arme qui pourrait allier efficacité et sympathie budgétaire. Mais attention, il est impératif que celle-ci ne chatouille pas Madame Douleur et qu’elle garantisse une épilation sans crispation. C’est alors que, me baladant tranquillement par ce beau week-end sur la blogosphère, je vois toutes mes attentes réunies dans ce fabuleux objet que vous présentez.
Je ne peux que vous remercier d’avoir égayé ma vie et de m’avoir redonner l’espoir de pouvoir enfin en finir avec ce fléau qu’est ma pilosité.
Et voilà. Il me reste à remercier les organisateurs de ce jeu qui était plutôt sympa. Et d’ailleurs, ce concours ayant réveillé ma soif de compétition, je dois vous laisser pour poster un commentaire sur le blog « paysagiste forever » ; il y a un taille haie à gagner.
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