mardi 25 mars 2008

Des jambes fatigantes

Un peu fatigué par la reprise du travail de mes jambes, je profite de leur journée de RTT pour vous conter mes derniers jours très animés. Je dois commencer par vous dire que l’opération « secouage de gambettes » a dépassé toutes mes espérances ; mes jambes sont limites hyperactives et, chaque soir, je dois les supplier de s’arrêter pour aller me coucher. L’impression de voyager sur des pneus à plats, qui s’était installée depuis quelques mois, laisse donc progressivement la place à la sensation d’être monté sur ressort. Je ne vais pas dire que c’est désagréable mais le problème vient du fait que tout se paie.
C’est donc sur les genoux et complètement ruiné que je vous adresse ce message. Je suis, en effet, ruiné énergétiquement puisque mes jambes ont demandé une augmentation de leur salaire énergétique (chose qui avait été négligée lors de la signature du contrat) et mes épargnes réalisées auprès des banques « Glucide » et « Lipide », qui étaient pourtant conséquentes, diminuent de jour en jour. J’ai, d’ailleurs, dû faire un emprunt (qui me coûte très cher) pour m’offrir mes boîtes de Choco Pops qui me fournissent quotidiennement en énergie. Vous comprenez donc dans quel état je suis et les regrets que je nourris depuis ce fameux jour où j’ai eu la bonne idée de réveiller la soif de compétition de mes jambes.
Mais là ne s’arrête pas mon calvaire… Ces dernières, ayant retrouvé leur moral de champion, m’ont réclamé un vélo sous prétexte qu’elles en avait assez de faire du sport en chambre (j’ai un vélo d’appartement dans ma chambre…vous avez vraiment les idées mal placées). Vous imaginez bien toute la détresse qui a pu se lire dans mes yeux lorsque mes oreilles ont capté cette demande. J’ai essayé, tant bien que mal (plutôt mal en fait), de leur faire entendre raison en prétextant que j’étais à bout et qu’il m’était impossible d’en faire plus. Mais mon argumentation fût vaine. Leur décision était prise : elles voulaient ce magnifique VTT qu’elles avaient vu chez Décathlon. Ne voyant pas de quel vélo elles voulaient parler, ma jambe droite est allé chercher la publicité qu’on avait reçu la veille (au passage, on en reçoit des tonnes en région parisienne) et m’a ensuite vanté les mérites de cette fabuleuse machine. J’ai admis que l’engin semblait être de qualité, mais j’ai fini par dire fermement que je n’achèterais pas ce vélo. C’est alors que ma jambe gauche (un peu sur les nerfs) m’a dit qu’au-delà de l’aspect sportif de la bête ; le côté pratique de la chose n’était pas à négliger. Elle m’affirma qu’elle avait trouvé, au cours de la dernière assemblée générale, un allié de poids en la personne de « mon impatience » qui déplorait le temps perdu tous les matins à cause des embouteillages. Ma jambe droite ne se priva pas d’ajouter que Mademoiselle « ma bonne conscience » était très séduite pas le côté écologique de la bicyclette.
Devant tant de ferveur et étant le seul à être réfractaire à l’idée d’acheter ce magnifique vélo, je n’ai pu résister plus longtemps. A peine avais-je baissé la garde que mes jambes m’avaient déjà emmené au magasin et que mon bras droit avait tendu la carte de crédit pour effectuer le paiement.

Mes jambes ne tiennent d’ailleurs plus en place à l’idée de monter sur cette machine de compétition, j’ai de la peine à résister pour rester derrière l’écran et écrire ces derniers…

mardi 18 mars 2008

Nostalgies sportives




Un peu présomptueux quant à l’efficacité de ma plaidoirie visant à justifier ma méconnaissance de l’art culinaire, je vous avais affirmé que je pourrais quitter l’arène en toute sécurité. C’était sans compter l’inattention d’une lionne qui était complètement perdue dans ses pensées en se faisant les griffes et qui, pour être franc, n’avait pas écouté un mot de mon discours. Alors que le public m’offrait une « standing ovation » (et oui ! rien que ça !) et que je me tenais prêt pour le rappel (c’est la moindre des choses), cette gentille petite lionne a commencé à émerger de ces songes et s’est approchée de moi d’un pas hésitant (hésitant car je suppose qu’elle se demandait pourquoi les autres lions ne m’avaient pas encore entamé). N’ayant pas tout de suite compris que celle-ci avait manqué mon « one man show », j’ai cru qu’elle venait me réclamer un autographe. Mais à l’instant où j’ai plongé mon regard dans ses yeux fous, j’ai compris que je n’avais pas affaire à une fan hystérique, mais bien à un fauve affamé. J’ai alors pris mes jambes à mon cou (misant sur la fiabilité de mes supers baskets toutes neuves) pour échapper à la terrible fin/faim qui me tendait ses bras mortels. Mais j’avais oublié un petit détail (qui ne tarda pas à se manifester à grosses gouttes de sueur) : je n’ai plus ma super condition physique de super sportif (oui, oui, je l’ai eu un jour... il y a longtemps). Etant très rapidement à bout de souffle, je n’ai pu distancer la lionne que je voyais se rapprocher à chaque coup d’œil dans le rétroviseur (fixé sur l’épaule droite).
C’est donc choqué et orphelin d’un mollet, qu’aujourd’hui je vous fais part de mon interrogation : « Pourquoi je ne fais plus de sport depuis que je suis à Paris ? ». Je vous avoue que je n’ai pas tout de suite réussi à définir l’origine du problème. C’est après un bref interrogatoire de toutes les parties de mon corps (en toute décence) que j’ai enfin compris ce qu’il se passait. J’ai, en effet, pu constater que, depuis quelques mois, mes jambes avaient décidé de se la couler douce et qu’elles passaient leurs journées assises dans un sofa à siroter de l’Orangina. A cette vue indigne de jambes de compétition, j’ai essayé de les raisonner en leur contant à l’oreille (j’admets qu’il faut connaître l’anatomie des gambettes…mais c’est mon domaine, ne l’oublions pas) les souvenirs de la belle époque et de tous les défis qu’elles avaient pu relever par le passé (vous allez dire : « ça va les chevilles ! », je vous parlerai de mes chevilles une autre fois, mais elles se portent pas trop mal ; merci pour elles). Après de longues heures de négociations, j’ai réussi à convaincre mes jambes de se remettre au travail. Au cours de ces pourparlers acharnés, il faut quand même noter qu’elles ont réussi à obtenir une diminution du temps de travail par rapport à leur contrat de « la belle époque ».

D’ailleurs, le contrat commence dès aujourd’hui et je dois vous laisser pour faire un peu d’exercice.

La prochaine fois, les lions ne m’auront pas.

jeudi 13 mars 2008

Une faim de lion


Mon premier article ayant été encensé par la critique féminine (quelle modestie !!), c’est avec grand plaisir mais aussi avec fébrilité que je me jette à nouveau dans l’arène.
Moi voilà donc en terrain hostile devant une horde de lions affamés qui n’attend qu’une chose : que je leur serve de déjeuner ou que je leur serve le déjeuner. Pour éviter tout incident regrettable, il faut que je commence par expliquer que je n’ai pas vraiment envi de me faire manger (pour des raisons que vous comprendrez aisément je pense). Il va donc falloir que je leur prépare un bon petit plat à ces gentils petits lions. Et c’est là que la tension monte et que le public se lève comme un seul homme… et oui, on dirait que tout le monde est au courant que je ne sais absolument pas cuisiner ! (C’est quand même dingue) Comment éviter le pire ? Je vois déjà les lions qui se lèchent les babines à l’idée de se faire une de mes entrecôtes. Et là, une idée me vient à l’esprit (je tente le tout pour le tout, quitte à se faire bouffer) : je prends donc la parole devant l’assemblée et dit : « Très bien, j’ai été démasqué. Je ne sais effectivement pas cuisiner. Mais savez-vous pourquoi je ne sais pas cuisiner ?». L’intervention semble avoir fait son effet (les lions veulent au moins savoir pourquoi je suis nul en cuisine), je vois vos yeux qui pétillent derrière l’écran tant vous voulez connaître la réponse.
Pour mettre le doigt sur les raisons profondes de mon ignorance culinaire, je vous invite à vous balader dans les méandres de mon cerveau (encéphale pour les scientifiques…je suis tout de même apprenti chercheur en biologie, ne l’oublions pas). Je vous en prie, après vous. La visite commence au numéro 1 du boulevard de la science et vous pouvez déjà constater, si vous errez un peu, que toutes les rues mènent au quartier science de mon cerveau qui est, en quelque sorte, le centre ville de ma matière grise. Si ce centre scientifique se trouve aisément (sans carte routière, il n’y a qu’à suivre les indications), c’est une toute autre histoire pour arriver au quartier cuisine (je vous conseil un GPS ; et encore, le top du top). C’est, en effet, une région très retirée dans mon cerveau que j’arrive à retrouver, en générale, après de longues minutes de réflexion. Vous pouvez, d’ailleurs, remarquer qu’on est sur la bonne route puisque si vous regardez au loin, vous distinguerez l’hôtel « Pâtes » et l’hôtel « Croque-monsieur » (qui sont les seuls à avoir pignon sur rue). Nous sommes arrivés à destination et vous pouvez constater que la zone est quasiment désertique et que le quartier se résume finalement à une toute petite impasse (de quelques neurones de long seulement). Le bâtiment « Plats salés », constitué que d’un niveau, tient à peine debout et je ne vous parle pas du pavillon « Dessert » qui n’a franchement pas belle allure. Le bref coup d’œil dans cette zone reléguée au fin fond de mon cerveau vous aura, je pense, permis de comprendre pourquoi je ne sais absolument pas cuisiner ; mais si vous regardez bien vous pourrez remarquer que quelques bâtiments sont en construction et que la politique du quartier privilégie un développement rapide des infrastructures. Vous avez donc la réponse à cette question qui vous empêchait de dormir depuis quelques jours et je pense que vous pouvez partir sans crainte : les lions ont l’air compréhensifs.

dimanche 9 mars 2008

Pourquoi et pour quoi

Entrainé soudainement dans la blogosphère depuis quelques jours sur les conseils d’Estelle (je ne vous dirai pas quels blogs elle m’a fait visiter…), j’émerge d’une nuit où j’ai eu l’impression de parcourir des milliers de blogs (je dois avouer que ç’était un peu bizarre). A mon réveil, je me suis posé quelques questions et j’ai pu établir le diagnostic : je suis atteint par la fièvre blogesque (le blogomètre indique 40 : c’est vraiment pas bon !!). Ma première réaction a été de chercher vivement un remède sur doctissimo (la bible du médecin), mais aucunes informations n’ont été visiblement recensées sur cette maladie. J’ai essayé de me souvenir ce que faisait ma mère quand j’étais plus jeune lorsqu’une fièvre avait été diagnostiquée après l’épreuve au combien éprouvante du thermomètre ; c’est alors que la solution m’est apparue telle une illumination : pour faire passer la fièvre, je dois m’emmitouflé dans les pages chaudes de mon blog et attendre que ça passe. Me voilà donc aujourd’hui dans mon blog tout neuf (acheté chez conforama, j’ai hésité à prendre des blogs superposés mais j’avais pas la place dans mon petit appartement massicois) orné de sa plus belle parure.
Je soupçonne cependant que la fièvre ne passera pas comme ça ; il ne suffit pas d’avoir un blog, encore faut-il trouver matière à faire de longs paragraphes qui vont ennuyer tous ceux qui se risqueront à les lire (si quelqu’un vient les lire). Et là, j’ai trouvé… je pense vous parler régulièrement (pas tous les jours, faut pas pousser, j’ai un métier…) d’un truc super chiant qui me pourrit la vie et qui à partir de maintenant va aussi pourrir la vôtre (ne me remerciez pas). J’ai donc décidé de vous faire part de mes nombreuses réflexions personnelles. Attention, je ne vous parle pas de réflexions philosophiques qui auraient pu réjouir (ou peut-être déprimer complètement) ma super prof de philo des années lycée ; je vous parle de réflexions, bien moins excitantes, de piliers de bar (après 4 demis de Leffe). Vous ne voyez peut-être pas trop de quoi il retourne alors je vais vous donner un exemple (qui sera le sujet de mon premier article que vous pourrez trouver chez tous les marchands journaux dignes de ce nom) : il est 20h30, je suis dans le canapé et le film va commencer sous peu (je vous mets en situation) ; c’est alors que mon ventre se met à crier famine et que me décide à aller dans la cuisine. J’ouvre le frigo et que vois-je : rien (enfin aucun plat tout prêt à mettre dans le four). C’est donc à ce moment là que je me dis « pourquoi je ne sais pas cuisiner ?? » (J’essaierai donc de répondre à la question et je partagerai mes conclusions avec vous… c’est a l’air super intéressant !!! Vous ne trouvez pas…je vous avais prévenu).
Le sujet en béton trouvé, je dois maintenant trouver un nom super accrocheur pour le blog (qui pourra être repris pour le livre quand j’aurai cartonné… faut être positif). Je crois que je l’ai trouvé, vous me direz ce que vous en pensez les amis (si vous aimez pas de toute façon, c’est la même chose) : « réflexion d’un apprenti chercheur » (c’est nul, ça a l’air bien chiant : en gros, c’est parfait).
Les raisons (très pertinentes) de la création de ce blog et mes intentions étant exposées, je vous laisse vaquer à vos occupations et vous donne rendez-vous pour mon premier vrai article tant attendu (qui, je suis sûr, vous a déjà mis l’eau à la bouche) qui paraîtra très prochainement.