jeudi 13 mars 2008

Une faim de lion


Mon premier article ayant été encensé par la critique féminine (quelle modestie !!), c’est avec grand plaisir mais aussi avec fébrilité que je me jette à nouveau dans l’arène.
Moi voilà donc en terrain hostile devant une horde de lions affamés qui n’attend qu’une chose : que je leur serve de déjeuner ou que je leur serve le déjeuner. Pour éviter tout incident regrettable, il faut que je commence par expliquer que je n’ai pas vraiment envi de me faire manger (pour des raisons que vous comprendrez aisément je pense). Il va donc falloir que je leur prépare un bon petit plat à ces gentils petits lions. Et c’est là que la tension monte et que le public se lève comme un seul homme… et oui, on dirait que tout le monde est au courant que je ne sais absolument pas cuisiner ! (C’est quand même dingue) Comment éviter le pire ? Je vois déjà les lions qui se lèchent les babines à l’idée de se faire une de mes entrecôtes. Et là, une idée me vient à l’esprit (je tente le tout pour le tout, quitte à se faire bouffer) : je prends donc la parole devant l’assemblée et dit : « Très bien, j’ai été démasqué. Je ne sais effectivement pas cuisiner. Mais savez-vous pourquoi je ne sais pas cuisiner ?». L’intervention semble avoir fait son effet (les lions veulent au moins savoir pourquoi je suis nul en cuisine), je vois vos yeux qui pétillent derrière l’écran tant vous voulez connaître la réponse.
Pour mettre le doigt sur les raisons profondes de mon ignorance culinaire, je vous invite à vous balader dans les méandres de mon cerveau (encéphale pour les scientifiques…je suis tout de même apprenti chercheur en biologie, ne l’oublions pas). Je vous en prie, après vous. La visite commence au numéro 1 du boulevard de la science et vous pouvez déjà constater, si vous errez un peu, que toutes les rues mènent au quartier science de mon cerveau qui est, en quelque sorte, le centre ville de ma matière grise. Si ce centre scientifique se trouve aisément (sans carte routière, il n’y a qu’à suivre les indications), c’est une toute autre histoire pour arriver au quartier cuisine (je vous conseil un GPS ; et encore, le top du top). C’est, en effet, une région très retirée dans mon cerveau que j’arrive à retrouver, en générale, après de longues minutes de réflexion. Vous pouvez, d’ailleurs, remarquer qu’on est sur la bonne route puisque si vous regardez au loin, vous distinguerez l’hôtel « Pâtes » et l’hôtel « Croque-monsieur » (qui sont les seuls à avoir pignon sur rue). Nous sommes arrivés à destination et vous pouvez constater que la zone est quasiment désertique et que le quartier se résume finalement à une toute petite impasse (de quelques neurones de long seulement). Le bâtiment « Plats salés », constitué que d’un niveau, tient à peine debout et je ne vous parle pas du pavillon « Dessert » qui n’a franchement pas belle allure. Le bref coup d’œil dans cette zone reléguée au fin fond de mon cerveau vous aura, je pense, permis de comprendre pourquoi je ne sais absolument pas cuisiner ; mais si vous regardez bien vous pourrez remarquer que quelques bâtiments sont en construction et que la politique du quartier privilégie un développement rapide des infrastructures. Vous avez donc la réponse à cette question qui vous empêchait de dormir depuis quelques jours et je pense que vous pouvez partir sans crainte : les lions ont l’air compréhensifs.

7 commentaires:

Noémie a dit…

Quel style! et quel humour! Mais où vas-tu chercher tout ça?!!

Il va quand même falloir sérieusement penser à faire de gros travaux d'urbanisme dans le quartier cuisine!
Je te conseille l'architecte Noémie qui saura te donner quelques idées de constructions dans un style classique mais toujours apprécié des riverains!

Anonyme a dit…

J'avoue .. Epatant !!

Je pense que tu as oublié l'hôtel " William Saurin ouvrir-une-Boite-de-conserve " !! Huhu..

Relativise, tu sais faire de la vinaigrette et pas de la Huilette [ maman ne viendra pas ici et heureusement !! Quel est le comble pour une cantinière ?? Avoir DEUX enfantS qui ne savent pas cuisiner !! ] Ohmondieu !!

Bisous !!

Anonyme a dit…

héhé, attention pour la Huilette® Jennifer, j'ai déposé la marque il y a bien longtemps... lol
Sinon il exagère toujours, bon il n'est pas encore très bon en cuisine, mais je suis optimiste et je pense même qu'il y a du potentiel!! peut être pour toi aussi Jennifer! ;)
Estelle

Noémie a dit…

Eh les filles, c'est quoi la "Huilette"?!!!

Anonyme a dit…

Alors la Huilette c'est l'inverse d'une vinaigrette! lol, en fait c'est une vinaigrette où les proportions d'huile et de vinaigre sont inversées! en résumé il y a trop d'huile... et c'est moins bon :))
Estelle

Noémie a dit…

Parce que tu as des proportions pour uen vinaigrette?!!
Moi j'y vais au pif!
Un peu d'huile d'olive (de noix ou de noisette quand c'est des endives), du vinaigre à l'échalote, sel poivre, des herbes spéciales vinaigrette et moutarde!

jérôme a dit…

Les proportions sont bien au pif, mais il te faut quand même plus de vinaigre que d'huile. c'est pour cette raison que ça s'appelle une vinaigre..tte. Je profite de mon passage pour dire que pour réussir une bonne vinaigrette, il faut du vinaigre balsamique (la vinaigrette est une des seules choses que je sais faire... Estelle approuvera).