Un peu fatigué par la reprise du travail de mes jambes, je profite de leur journée de RTT pour vous conter mes derniers jours très animés. Je dois commencer par vous dire que l’opération « secouage de gambettes » a dépassé toutes mes espérances ; mes jambes sont limites hyperactives et, chaque soir, je dois les supplier de s’arrêter pour aller me coucher. L’impression de voyager sur des pneus à plats, qui s’était installée depuis quelques mois, laisse donc progressivement la place à la sensation d’être monté sur ressort. Je ne vais pas dire que c’est désagréable mais le problème vient du fait que tout se paie.
C’est donc sur les genoux et complètement ruiné que je vous adresse ce message. Je suis, en effet, ruiné énergétiquement puisque mes jambes ont demandé une augmentation de leur salaire énergétique (chose qui avait été négligée lors de la signature du contrat) et mes épargnes réalisées auprès des banques « Glucide » et « Lipide », qui étaient pourtant conséquentes, diminuent de jour en jour. J’ai, d’ailleurs, dû faire un emprunt (qui me coûte très cher) pour m’offrir mes boîtes de Choco Pops qui me fournissent quotidiennement en énergie. Vous comprenez donc dans quel état je suis et les regrets que je nourris depuis ce fameux jour où j’ai eu la bonne idée de réveiller la soif de compétition de mes jambes.
Mais là ne s’arrête pas mon calvaire… Ces dernières, ayant retrouvé leur moral de champion, m’ont réclamé un vélo sous prétexte qu’elles en avait assez de faire du sport en chambre (j’ai un vélo d’appartement dans ma chambre…vous avez vraiment les idées mal placées). Vous imaginez bien toute la détresse qui a pu se lire dans mes yeux lorsque mes oreilles ont capté cette demande. J’ai essayé, tant bien que mal (plutôt mal en fait), de leur faire entendre raison en prétextant que j’étais à bout et qu’il m’était impossible d’en faire plus. Mais mon argumentation fût vaine. Leur décision était prise : elles voulaient ce magnifique VTT qu’elles avaient vu chez Décathlon. Ne voyant pas de quel vélo elles voulaient parler, ma jambe droite est allé chercher la publicité qu’on avait reçu la veille (au passage, on en reçoit des tonnes en région parisienne) et m’a ensuite vanté les mérites de cette fabuleuse machine. J’ai admis que l’engin semblait être de qualité, mais j’ai fini par dire fermement que je n’achèterais pas ce vélo. C’est alors que ma jambe gauche (un peu sur les nerfs) m’a dit qu’au-delà de l’aspect sportif de la bête ; le côté pratique de la chose n’était pas à négliger. Elle m’affirma qu’elle avait trouvé, au cours de la dernière assemblée générale, un allié de poids en la personne de « mon impatience » qui déplorait le temps perdu tous les matins à cause des embouteillages. Ma jambe droite ne se priva pas d’ajouter que Mademoiselle « ma bonne conscience » était très séduite pas le côté écologique de la bicyclette.
Devant tant de ferveur et étant le seul à être réfractaire à l’idée d’acheter ce magnifique vélo, je n’ai pu résister plus longtemps. A peine avais-je baissé la garde que mes jambes m’avaient déjà emmené au magasin et que mon bras droit avait tendu la carte de crédit pour effectuer le paiement.
Devant tant de ferveur et étant le seul à être réfractaire à l’idée d’acheter ce magnifique vélo, je n’ai pu résister plus longtemps. A peine avais-je baissé la garde que mes jambes m’avaient déjà emmené au magasin et que mon bras droit avait tendu la carte de crédit pour effectuer le paiement.
Mes jambes ne tiennent d’ailleurs plus en place à l’idée de monter sur cette machine de compétition, j’ai de la peine à résister pour rester derrière l’écran et écrire ces derniers…
2 commentaires:
Si tu ne veux plus de ton vélo d'appart' je veux bien le prendre en pension!
Alors ce vélo ?? ça fonctionne ??
Bisous Jéjé
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