
Un peu présomptueux quant à l’efficacité de ma plaidoirie visant à justifier ma méconnaissance de l’art culinaire, je vous avais affirmé que je pourrais quitter l’arène en toute sécurité. C’était sans compter l’inattention d’une lionne qui était complètement perdue dans ses pensées en se faisant les griffes et qui, pour être franc, n’avait pas écouté un mot de mon discours. Alors que le public m’offrait une « standing ovation » (et oui ! rien que ça !) et que je me tenais prêt pour le rappel (c’est la moindre des choses), cette gentille petite lionne a commencé à émerger de ces songes et s’est approchée de moi d’un pas hésitant (hésitant car je suppose qu’elle se demandait pourquoi les autres lions ne m’avaient pas encore entamé). N’ayant pas tout de suite compris que celle-ci avait manqué mon « one man show », j’ai cru qu’elle venait me réclamer un autographe. Mais à l’instant où j’ai plongé mon regard dans ses yeux fous, j’ai compris que je n’avais pas affaire à une fan hystérique, mais bien à un fauve affamé. J’ai alors pris mes jambes à mon cou (misant sur la fiabilité de mes supers baskets toutes neuves) pour échapper à la terrible fin/faim qui me tendait ses bras mortels. Mais j’avais oublié un petit détail (qui ne tarda pas à se manifester à grosses gouttes de sueur) : je n’ai plus ma super condition physique de super sportif (oui, oui, je l’ai eu un jour... il y a longtemps). Etant très rapidement à bout de souffle, je n’ai pu distancer la lionne que je voyais se rapprocher à chaque coup d’œil dans le rétroviseur (fixé sur l’épaule droite).
C’est donc choqué et orphelin d’un mollet, qu’aujourd’hui je vous fais part de mon interrogation : « Pourquoi je ne fais plus de sport depuis que je suis à Paris ? ». Je vous avoue que je n’ai pas tout de suite réussi à définir l’origine du problème. C’est après un bref interrogatoire de toutes les parties de mon corps (en toute décence) que j’ai enfin compris ce qu’il se passait. J’ai, en effet, pu constater que, depuis quelques mois, mes jambes avaient décidé de se la couler douce et qu’elles passaient leurs journées assises dans un sofa à siroter de l’Orangina. A cette vue indigne de jambes de compétition, j’ai essayé de les raisonner en leur contant à l’oreille (j’admets qu’il faut connaître l’anatomie des gambettes…mais c’est mon domaine, ne l’oublions pas) les souvenirs de la belle époque et de tous les défis qu’elles avaient pu relever par le passé (vous allez dire : « ça va les chevilles ! », je vous parlerai de mes chevilles une autre fois, mais elles se portent pas trop mal ; merci pour elles). Après de longues heures de négociations, j’ai réussi à convaincre mes jambes de se remettre au travail. Au cours de ces pourparlers acharnés, il faut quand même noter qu’elles ont réussi à obtenir une diminution du temps de travail par rapport à leur contrat de « la belle époque ».
D’ailleurs, le contrat commence dès aujourd’hui et je dois vous laisser pour faire un peu d’exercice.
La prochaine fois, les lions ne m’auront pas.
D’ailleurs, le contrat commence dès aujourd’hui et je dois vous laisser pour faire un peu d’exercice.
La prochaine fois, les lions ne m’auront pas.
2 commentaires:
arf moi aussi j'ai arrêté le sport en venant à Paris...
bilan : 5 kgs en plus sur la balance, snif!
Et le vélo d'appart' ??
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