Profitant des quelques minutes d’internet que m’offre généreusement mon ordinateur, je m’engouffre dans la brèche pour vous poster ce petit message que vous attendiez tous avec impatience.
Alors que le but de mon dernier article était de vous faire voyager (pour pas cher) vers un autre monde et vous faire oublier les soucis du quotidien, j’interviens aujourd’hui pour vous parler du triste monde qui nous entoure et de ma vision de la réalité (que vous n’êtes pas obligés de partager…).
L’idée de cet article à germer dans mon esprit au cours d’un évènement récent qui a été mis en avant par les journaux télévisés français (dont l’objectivité ne fait aucun doute). Quand je dis récent, il faut comprendre « relativement récent » puisque ce fait commence à dater un peu (mais bon, je n’avais pas le temps et ma connexion a été un peu capricieuse…). Je pense, cependant, que chacun d’entre vous se souvient de ce fameux jour, désormais entré dans l’histoire, où cette petite flamme allumée depuis Olympie a tenté de traverser la capitale française.
Durant cette journée et celles qui ont précédée, j’ai été frappé par la capacité qu’on les gens à s’indigner pour quelque chose qu’ils avaient bien pris soin d’ignorer avant que TF1 ou France 2 (seules lorgnettes par lesquelles la majorité des français regardent le monde) ne se décident de mettre le cas en lumière pour en faire une actu du tonnerre.
Je ne veux aucunement parler du bien fondé de la cause défendue, je veux simplement vous faire part de ma stupéfaction quand je vois tous ces gens qui se jettent corps et âme dans une cause, qu’ils ne connaissaient même pas la semaine dernière (et qu’ils auront oublié le mois suivant), pour la seule raison que les médias ont décidé de faire exister le phénomène aux yeux des français. Il semblerait donc qu’il y ait, en France, un grand nombre de personnes qui pensent que tout va bien dans le monde et qui tombent des nues quand on leur montre (de façon choisie) ce qui se passe ailleurs.
Je ne suis pas en train de dire que je ne comprends pas les gens, qui devant l’émotion que peut susciter un fait relaté au 20h, ont envi d’apporter leur pierre à l’édifice ; je suis, cependant, surpris de voir à quelle vitesse ces gens sont capables de militer, mais aussi d’oublier le phénomène lorsqu’il n’est plus au premier plan. D’ailleurs, c’est peut-être cette aptitude à oublier qui est la plus surprenante et qui donne finalement l’impression que l’information n’est que consommation et que les gens se lassent d’un fait comme ils pourraient se lasser du dernier tube à la mode.
lundi 30 juin 2008
mardi 27 mai 2008
Voyage en musique
Après ces quelques jours d'absence durant lesquels les plus assidus commençaient à se faire du soucis, j'émerge de ce mutisme pour vous faire partager un moment de poésie. N'ayant pas la prétention de m'autoproclamer poète, je ne vais pas vous écrire un sonnet et les vers ne seront pas de moi. D'ailleurs, il n'y en aura pas... Il y a, en effet, des poésies qui ne nécessitent aucun mot et qui, pourtant, peuvent parler quand elles vous font frémir au détour d'un hammer croché ou d'un triolet.
Je vous invite donc à écouter et à savourer cette fabuleuse musique de John Butler, virtuose de la douze cordes en open tuning, qui vous emmènera en voyage à travers cet océan d'harmonies.
Je vous invite donc à écouter et à savourer cette fabuleuse musique de John Butler, virtuose de la douze cordes en open tuning, qui vous emmènera en voyage à travers cet océan d'harmonies.
jeudi 15 mai 2008
Ils sont fous ces parisiens!!
Profitant des jours magnifiques que nous offre le mois de mai en nous gratifiant de son plus beau soleil, je me suis enfin décidé à fouler le sol parisien et à prendre mes marques dans cette ville que, soit disant, tout le monde nous envie. L’excursion qui peut vous sembler, a priori, plutôt banale, n’est cependant pas si aisée qu’elle n’y paraît. Il faut, en effet, savoir où on va et avoir quelques notions géographiques de la capitale avant de se lancer dans cette jungle urbaine ; sans quoi, on a des chances de se perdre. C’est donc armé de l’indispensable carte touristique, d’un plan des lignes RATP (le format poche que les franciliens connaissent bien) et d’Estelle (arme indispensable pour parer à tout égarement) que je suis partis à l’aventure. Le parcours emprunté lors de cette belle journée a été des plus classiques ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne vais pas le détailler, puisque ça risquerait de vous faire mourir d’ennui et de vous faire fuir à la vitesse d’un clic gauche.
Alors que je commençais à me reprocher mon manque d’inspiration et mon originalité digne des plus grands guides touristiques, mon regard s’est posé sur un banc de parisiens qui dorait au soleil tels des pingouins sur la banquise. Je dois vous avouer que la surprise a été de taille. Pour être précis, ce n’est pas la vue de l’animal qui a été l’objet de ma surprise, mais c’est plutôt le fait que celui-ci était arrêté et attroupé avec bon nombre de ses semblables qu’il semblait tolérer. Certains avaient même l’air de communiquer. Ce comportement social allait à l’encontre de tout ce que j’avais pu observé lors de mes précédentes rencontres avec cette espèce à part, et j’ai dû me rendre à l’évidence : les parisiens ne sont donc pas constamment en train de courir et de maudire leur voisin.
Après quelques minutes passées à les regarder depuis mon poste d’observation, j’ai tout de même été interpellé par le paradoxe du parisien. Pour être clair, je me demande bien pourquoi ces petites bêtes, qui supportent à peine les habitants du nid voisin et qui se plaignent continuellement du manque de tranquillité, viennent se concentrer dans les parcs, tels des moustiques sur une ampoule, dès que le premier rayon de soleil pointe le bout de son nez. N’y a-t-il vraiment pas d’autres moyens pour profiter du beau temps ? Ce phénomène est également observable durant l’été où le parisien et sa petite famille viennent s’entasser sur la côte avec tous leurs congénères et polluer le littoral de leurs coups de klaxon frénétiques. Finalement, le parisien ne supporte pas son voisin, mais il semblerait qu’il ne peut pas vivre sans.
Après réflexion, je me dis que la conclusion est peut-être un peu hâtive et que je dois approfondir l’observation et peut-être tenter d’établir le contact avec les sujets les plus dociles. La prochaine journée ensoleillée sera donc consacrée à l’observation du parisien dans son milieu naturel.
Alors que je commençais à me reprocher mon manque d’inspiration et mon originalité digne des plus grands guides touristiques, mon regard s’est posé sur un banc de parisiens qui dorait au soleil tels des pingouins sur la banquise. Je dois vous avouer que la surprise a été de taille. Pour être précis, ce n’est pas la vue de l’animal qui a été l’objet de ma surprise, mais c’est plutôt le fait que celui-ci était arrêté et attroupé avec bon nombre de ses semblables qu’il semblait tolérer. Certains avaient même l’air de communiquer. Ce comportement social allait à l’encontre de tout ce que j’avais pu observé lors de mes précédentes rencontres avec cette espèce à part, et j’ai dû me rendre à l’évidence : les parisiens ne sont donc pas constamment en train de courir et de maudire leur voisin.
Après quelques minutes passées à les regarder depuis mon poste d’observation, j’ai tout de même été interpellé par le paradoxe du parisien. Pour être clair, je me demande bien pourquoi ces petites bêtes, qui supportent à peine les habitants du nid voisin et qui se plaignent continuellement du manque de tranquillité, viennent se concentrer dans les parcs, tels des moustiques sur une ampoule, dès que le premier rayon de soleil pointe le bout de son nez. N’y a-t-il vraiment pas d’autres moyens pour profiter du beau temps ? Ce phénomène est également observable durant l’été où le parisien et sa petite famille viennent s’entasser sur la côte avec tous leurs congénères et polluer le littoral de leurs coups de klaxon frénétiques. Finalement, le parisien ne supporte pas son voisin, mais il semblerait qu’il ne peut pas vivre sans.
Après réflexion, je me dis que la conclusion est peut-être un peu hâtive et que je dois approfondir l’observation et peut-être tenter d’établir le contact avec les sujets les plus dociles. La prochaine journée ensoleillée sera donc consacrée à l’observation du parisien dans son milieu naturel.
mercredi 7 mai 2008
Terres inconnues

Me voici donc sur la fameuse île. Le navire est arrivé dans le port au levé du soleil et j’ai posé un pied fébrile sur cette terre qui est désormais la mienne.
Contrairement à tout ce que j’avais imaginé, l’endroit était totalement désert et à défaut d’accolades chaleureuses, j’ai été accueilli par le chant des mouettes et le murmure des vagues qui venaient mourir sur les plages alentours.
Contrairement à tout ce que j’avais imaginé, l’endroit était totalement désert et à défaut d’accolades chaleureuses, j’ai été accueilli par le chant des mouettes et le murmure des vagues qui venaient mourir sur les plages alentours.
Mais où sont-ils ? Les vieux ne sont-ils pas censés nous accueillir dès notre descente du bateau ? Les histoires qu’on nous raconte sont-elles fausses ? Et finalement, peut-on vivre sur cette île ? Alors que l’angoisse commençait à me gagner, c’est avec soulagement que mes oreilles ont capté les premières notes jouées par la fanfares. (Marcel, un nouvel ami, m’a expliqué un peu plus tard dans la soirée, euh…dans l’après-midi que la formation musicale avait pris un peu de retard à cause du déambulateur de Gaston qui buttait constamment dans le fauteuil roulant de Geneviève).
A mesure que le son devenait de plus en plus clair, j’ai commencé à distinguer quelques têtes blanches qui ne semblaient franchement pas très pressées d’atteindre le quai. (Marcel, qui lit par-dessus mon épaule, me dit que la fanfare a fait tout son possible pour arriver rapidement).
Après une bonne vingtaine de minutes, la fanfare « les têtes blanches » a donc fini par arriver à destination et a cessé de jouer (car à bout de souffle) « les copains d’abord » qui selon Robert est le dernier tube à la mode.
Après de brèves salutations, mes nouveaux amis m’ont emmené vers le champs de foire (comme ils disent) où les dames, qui avaient toutes les cheveux permanentés, avait préparé un farci poitevin. Ce plat, qui a un goût plutôt particulier, nécessite, selon ces chères dames, un savoir faire qu’elles seules détiennent et que bien sûr personne ne maîtrise sur le bateau.
Je dois bien avouer que le repas était très fameux et j’ai ressenti pour la première fois le besoin de faire ce qu’ils appellent « la sieste ». J’ai donc cédé à la tentation de découvrir les sensations nouvelles de la sieste et je me suis adossé au premier arbre venu pour m’assoupir quelques min…heures.
A mon réveil, j’ai constaté que la sieste est une activité plutôt agréable qui mérite d’être pratiqué au-delà des frontières de l’île. Mais il ne faut cependant pas en abuser car pendant ce petit voyage au pays de Morphée, j’ai perdu du temps dans la quête que je m’étais imposé. Hier soir avant de retourner dans ma cabine, je m’étais, en effet, promis de trouver un ordinateur pour pouvoir vous conter mon aventure. A la lecture de ces lignes, je pense que vous comprendrez que j’ai mis le doigt sur l’engin de haute technologie (un IBM PC 5150 des années 1980) qui était rangé dans une remise sous prétexte que personne ne l’utilisait.
Alors que j’écris ces dernières lignes, j’entends Marcel qui m’appelle pour faire une partie de belotte, vous comprendrez bien que je ne peux pas passer à côté d’une occasion pareille.
mardi 29 avril 2008
Voyage vers un autre âge

Voyageant paisiblement à bord de Jeunesse Boat depuis les eaux qui m’ont vu naître, je m’aperçois que je parcours mes derniers miles dans la mer d’avril et que je me rapproche inexorablement de Vieillesse Island. L’accostage est prévu dans le premier quart de la mer de mai, et c’est avec grand regret que je vais quitter le navire.
J’ai pourtant tenté de ralentir l’embarcation et essayé de négocier avec le capitaine, mais tous mes efforts se sont révélés infructueux. J’ai donc dû me faire une raison et accepter ce voyage vers la déchéance.
Depuis quelques jours, je reste sur le pont et ma peur grandit à mesure que l’île au loin devient de plus en plus nette. La simple vue de celle-ci fait resurgir toutes les histoires de cette vie insulaire qui se racontent sur le bateau… Et je prie pour que celles-ci ne soient pas vraies. Selon ces récits, les habitants de ces terres accueillent les nouveaux arrivants au cours d’une cérémonie plus qu’étrange durant laquelle les Jeunes (comme ils les appellent) doivent faire don de leurs cheveux, de leur belle peau et d’un poumon. Il paraît, en effet, que la beauté est interdite sur l’île et que le sport doit impérativement être un calvaire pour toute personne qui s’y risque. Au-delà de cette régression purement physique, on dit que les nouveaux sont également dans l’obligation de dire « au revoir ! » à une aptitude intellectuelle de leur choix : « technologie » serait, selon les dires, l’aptitude la plus délaissée par ces derniers car il n’y aurait ni ordinateur, ni console de jeux sur l’île. J’ai même entendu un matelot qui disait que les Vieux (comme on les appelle) ne savaient pas se servir d’un magnétoscope ; pourtant je croyais que la VHS était d’une autre époque…
Vous comprenez donc que je redoute le moment qui va me voir débarquer sur ces terres et que j’essaie d’oublier ce terrible destin en profitant des dernières soirées avec mes jeunes amis. Il est d’ailleurs impératif de profiter des derniers moments durant lesquels je vais pouvoir veiller puisque, d’après certains camarades, il est impossible de se coucher après 20 heures sur l’île. Selon eux, les Vieux sont assommés par la fatigue sur les coups de 19 heures ; ce qui condamne toute activité nocturne.
Il m’arrive parfois de reprendre espoir en me disant que la vie là-bas n’est peut-être pas si mal. Il est probablement possible de faire de la résistance et de camoufler son esprit de jeune dans sa peau de vieux. C’est donc avec l’espérance de ne pas devenir trop ringard que je vous donne rendez-vous sur ce havre de vieillesse puisque, finalement, on s’y retrouvera tous un jour.
jeudi 24 avril 2008
Avoir ou ne pas avoir

Intervenant généralement sur ce blog pour essayer de vous faire sourire à coup d’autodérision, c’est avec des intentions différentes que je me présente à vous aujourd’hui. Je me suis, en effet, rendu compte que je ne profitais pas d’un avantage certain que confère la tenue d’un blog : pouvoir dire ce qu’on pense sans se faire couper la parole. Cet article sera donc consacré à mon premier coup de gueule (et peut être le dernier, mais en tout cas celui-ci me tient à cœur parce que quand y’en a marre [y’a malabar], y’en a marre). Je vous entends vous demander : mais quelle mouche l’a piqué ? Où est passée sa gentillesse légendaire ? Et bien aujourd’hui, je dis merde ! Un moustique m’a fait chier toute la nuit et je me suis réveillé méchant avec l’envie de tout casser !
J’ouvre donc cette page pour vous faire part de ma révolte contre la « société du paraître ». C'est-à-dire l’envie de chacun d’en mettre plein la vue, d’être le plus beau et le plus riche qui se traduit par une compétition internationale de la possession (pour la plus grande joie des multinationales). Vous pourriez me dire que j’en fais parti et que comme tout le monde j’aspire à une belle vie ; ce à quoi je répondrais qu’effectivement je veux bien vivre, mais qu’une belle vie ne se résume pas à une belle bagnole et un écran plasma. D’ailleurs, je conduis une 205, je suis pas une fashion victime, je suis jamais coiffé et je me rase qu’une fois par semaine ; je pense donc être légitime pour m’exprimer sur le sujet.
Dans cette société où le paraître est le souci principal des citoyens, je suis outré par le soin que prennent les gens à afficher ce qu’ils possèdent au yeux de leur contemporains. Il en découle une frénésie qui pousse chacun à aller acheter ce qu’a son voisin (en mieux) par peur de passer pour un blaireau au prochain apéro de quartier.
Y’a des moments comme aujourd’hui où j’ai envi de dire stop à la connerie. Il me semblait, en effet, (ou alors j’avais rien compris) qu’au départ le but du jeu dans la vie était d’en avoir suffisamment pour vivre correctement (sans pour autant vivre dans l’abondance). À aucun moment j’ai lu dans la règle, qu’il fallait en avoir plus que les autres et qu’il fallait jouer la surenchère dès qu’un objet était décrété indispensable pour exister dans cette société.
Je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut rien s’acheter ; il s’agit de consommer ce dont on a besoin et ce qui est en adéquation avec notre mode de vie. Pour être clair, c’est pas parce que ton voisin cinéphile achète un écran plasma pour regarder ses films qu’il faut que tu en achètes un si tu ne regardes que la roue de la fortune (et autres merdes télévisuelles) sous prétexte que « ça le fait devant les amis ». Je vous rassure TF1 est aussi pourri en HD qu’en cathodique.
Les gens sont obnubilés par l’image qu’ils renvoient ; ils sont près à tout pour être estimés et montrer qu’ils ont réussi. Et puisque « avoir réussi » se résume, en gros, à être péter de tunes, les gens sont capables de tout pour tromper leur monde et se faire passer pour plus riches qu’ils ne le sont en s’offrant des trucs inutiles (mais indispensables à la panoplie du gars qu’a réussi). Vous noterez au passage que la définition de « réussir » ne correspond plus à « faire un métier qui plaît et vivre correctement » mais à « gagner plein de sous et le montrer » (elle est loin l’époque où les gamins voulait être instituteurs).
Il faut savoir que tout le monde ne peut pas être plein aux as, et que d’ailleurs ce n’est pas le but dans la vie. Alors au lieu de regarder et d’envier ce que les autres ont, demande toi ce qui est vraiment nécessaire à ta vie et privilégie ce qui enrichira ton esprit plutôt que ton patrimoine (dans la mesure où tu rames pas comme un galérien pour faire vivre ta famille, bien sûr ; faut pas être maso non plus). Et si tu crois toujours que, comme le dit un grand philosophe, « les choses te donnent une identité » ; Réfléchis à ça : Qu’est ce que tu penses du propriétaire d’un super cabriolet en Sibérie ?
Y’a des moments comme aujourd’hui où j’ai envi de dire stop à la connerie. Il me semblait, en effet, (ou alors j’avais rien compris) qu’au départ le but du jeu dans la vie était d’en avoir suffisamment pour vivre correctement (sans pour autant vivre dans l’abondance). À aucun moment j’ai lu dans la règle, qu’il fallait en avoir plus que les autres et qu’il fallait jouer la surenchère dès qu’un objet était décrété indispensable pour exister dans cette société.
Je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut rien s’acheter ; il s’agit de consommer ce dont on a besoin et ce qui est en adéquation avec notre mode de vie. Pour être clair, c’est pas parce que ton voisin cinéphile achète un écran plasma pour regarder ses films qu’il faut que tu en achètes un si tu ne regardes que la roue de la fortune (et autres merdes télévisuelles) sous prétexte que « ça le fait devant les amis ». Je vous rassure TF1 est aussi pourri en HD qu’en cathodique.
Les gens sont obnubilés par l’image qu’ils renvoient ; ils sont près à tout pour être estimés et montrer qu’ils ont réussi. Et puisque « avoir réussi » se résume, en gros, à être péter de tunes, les gens sont capables de tout pour tromper leur monde et se faire passer pour plus riches qu’ils ne le sont en s’offrant des trucs inutiles (mais indispensables à la panoplie du gars qu’a réussi). Vous noterez au passage que la définition de « réussir » ne correspond plus à « faire un métier qui plaît et vivre correctement » mais à « gagner plein de sous et le montrer » (elle est loin l’époque où les gamins voulait être instituteurs).
Il faut savoir que tout le monde ne peut pas être plein aux as, et que d’ailleurs ce n’est pas le but dans la vie. Alors au lieu de regarder et d’envier ce que les autres ont, demande toi ce qui est vraiment nécessaire à ta vie et privilégie ce qui enrichira ton esprit plutôt que ton patrimoine (dans la mesure où tu rames pas comme un galérien pour faire vivre ta famille, bien sûr ; faut pas être maso non plus). Et si tu crois toujours que, comme le dit un grand philosophe, « les choses te donnent une identité » ; Réfléchis à ça : Qu’est ce que tu penses du propriétaire d’un super cabriolet en Sibérie ?
vendredi 18 avril 2008
Duo gagnant

Toujours près à rendre service (je suis trop bon !), j’ai été embarqué dans un concours d’écriture par ma chère et tendre. Tout a commencé le 5 avril quand Noémie (que je remercie au passage) a informé Estelle qu’il y a avait un concours sur « blog malin » basé, en gros, sur l’originalité d’un commentaire laissé à propos d’un article. Et qui dit concours, dit cadeau à la clé !
Intéressés par le super voyage au soleil, euh… par le super épilateur qui était mis en jeu, nous nous sommes plongé corps et âme dans Epilation land pour décrire la dure vie de Mademoiselle et ses poils. Etant habitué à travailler en équipe (…), nous nous sommes réparti les tâches : Estelle aux idées et moi à la plume (ou plutôt au clavier).
L’équipe de choc composée, il restait plus qu’à écrire ce super commentaire qui ferait de nous les heureux propriétaires de cet appareil que tout le monde nous envierait. Après une bonne heure de réflexion, le chef d’œuvre est né. Apparemment, il était pile poils dans le sujet, puisqu’il nous a permis de gagner (la débroussailleuse) l’épilateur.
Plutôt contente de son coup, Estelle ne s’est pas contentée de cette victoire ; elle m’a supplié (je ne vous dirai pas comment) de publier le commentaire sur mon blog en prétextant qu’il ferait rire les gens de passage (c'est-à-dire Noémie et ma sœur… merci, je vous le rendrai). Ne pouvant rien lui refuser, je vous présente donc ce fameux texte qui me permet aujourd’hui d’apprécier la douceur de ses jambes.
Fidèle lectrice du blog malin, je ne peux m’empêcher de réagir face à cet article qui fait resurgir des souvenirs douloureux et mes cauchemars les plus terrifiants (venant me hanter environ toutes les trois semaines). Monsieur Poil (qui me colle aux baskets ou plutôt aux jambes) ne fait, en effet, pas parti de mes meilleurs amis ; je pourrais même dire sans réserve qu’il est mon pire ennemi.
Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayer de l’éradiquer. La guerre a commencé vers l’âge de 12 ans où j’ai cru qu’une simple pince à épiler suffirait à faire plier le terrible envahisseur ; mais j’ai due rapidement me rendre à l’évidence que cette arme de poing n’était pas suffisante. J’ai alors opté pour des solutions plus radicales, en passant par le rasoir, la crème et autre dispositif made in home pas vraiment concluant, pour enfin finir chez le spécialiste (cauchemar vivant de Monsieur Poil et de ses amis) : l’esthéticienne armée jusqu’aux dents pour lutter contre ce parasite. Mais cette dernière arme de destruction massive présente le réel inconvénient d’entraîner une surchauffe de Madame « CB ».
Ne sachant plus vraiment comment me sortir de cette situation très compliquée qui me pousse à faire des concessions soit sur la douceur et la beauté de mes jambes soit sur la santé de mon compte en banque, je me suis mise à rêver d’une nouvelle arme qui pourrait allier efficacité et sympathie budgétaire. Mais attention, il est impératif que celle-ci ne chatouille pas Madame Douleur et qu’elle garantisse une épilation sans crispation. C’est alors que, me baladant tranquillement par ce beau week-end sur la blogosphère, je vois toutes mes attentes réunies dans ce fabuleux objet que vous présentez.
Je ne peux que vous remercier d’avoir égayé ma vie et de m’avoir redonner l’espoir de pouvoir enfin en finir avec ce fléau qu’est ma pilosité.
Et voilà. Il me reste à remercier les organisateurs de ce jeu qui était plutôt sympa. Et d’ailleurs, ce concours ayant réveillé ma soif de compétition, je dois vous laisser pour poster un commentaire sur le blog « paysagiste forever » ; il y a un taille haie à gagner.
lundi 14 avril 2008
Petite désillusion

Me réveillant comme chaque matin dans ce pays qui prône l’égalité, j’ai frôlé la crise cardiaque en constatant avec effroi que l’injustice pouvait frapper à n’importe quelle porte et notamment à la mienne. La cruauté de ces premières minutes matinales me fait encore trembler.
Alors que je tentais d’attraper mon super portable dernière génération qui déversait dans mes oreilles les fabuleuses notes de « Toutes les femmes sont belles » de Frank Michael, je me suis aperçu que mon bras était trop court pour atteindre l’appareil qui était tombé sur le sol durant la nuit. Le constat fût terrible : je suis petit !
Un torrent d’images (de situations plutôt banales) provenant de ma mémoire épisodique vint me frapper pour que je prenne définitivement conscience de mon nanisme. Cette brève rétrospective de ma vie me fit réaliser que je ne pouvais pas me considérer de taille normale alors que j’utilise une échelle pour monter dans ma chaise et que j’ai l’impression d’être monté sur des échasses quand j’enfile mes chaussures à crampons. Pourtant tout ceci me paraissait normal encore hier soir. Comment ai-je pu me tromper à ce point ?
C’est pour répondre à cette question que je me suis empressé de sauter sur mon trampoline pour m’installer sur ma chaise (j’ai laissé tomber l’échelle ; c’est trop dangereux). Me voilà donc bien installé et prêt à partager mes conclusions avec vous.
Alors que je tentais d’attraper mon super portable dernière génération qui déversait dans mes oreilles les fabuleuses notes de « Toutes les femmes sont belles » de Frank Michael, je me suis aperçu que mon bras était trop court pour atteindre l’appareil qui était tombé sur le sol durant la nuit. Le constat fût terrible : je suis petit !
Un torrent d’images (de situations plutôt banales) provenant de ma mémoire épisodique vint me frapper pour que je prenne définitivement conscience de mon nanisme. Cette brève rétrospective de ma vie me fit réaliser que je ne pouvais pas me considérer de taille normale alors que j’utilise une échelle pour monter dans ma chaise et que j’ai l’impression d’être monté sur des échasses quand j’enfile mes chaussures à crampons. Pourtant tout ceci me paraissait normal encore hier soir. Comment ai-je pu me tromper à ce point ?
C’est pour répondre à cette question que je me suis empressé de sauter sur mon trampoline pour m’installer sur ma chaise (j’ai laissé tomber l’échelle ; c’est trop dangereux). Me voilà donc bien installé et prêt à partager mes conclusions avec vous.
Pour comprendre les raisons de cette erreur de jugement, je vous propose de vous immerger (à vos risques et périls) dans l’environnement qui m’a vu (un peu) grandir. En y réfléchissant, je crois avoir été victime d’un coup monté. La supercherie repose sur la notion de relativité de la grandeur. Pour être clair, on se sent grand quand toutes les personnes et les choses, qui nous entourent, paraissent plus petites que nous. Vous vous sentez grand à côté d’un playmobile (j’espère pour vous) et vous vous sentez petit à côté d’un séquoia (j’espère aussi).Et bien voilà comment j’ai été berné depuis le jour de ma naissance.
Je suis, en effet, né dans une famille de nain, mais tout en croyant que les membres de celle-ci étaient de taille normale. Même si je trouvais curieux que mon père passe sous la table sans se pencher (c’est pratique pour passer le balai), je n’ai jamais remis sa taille en cause ; je pensais simplement que le fabricant de cette charmante table avait eu une idée bizarre en lui mettant des pieds aussi grands. Il faut également noter que, non contente de me fournir une famille de poche, Dame Nature m’a aussi refilé des amis tout petits ; j’ai même deux copines (deux sœurs) qui ne sont pas plus grandes qu’un pouce (elles sautent à pieds joints sur le clavier pour tchater sur msn, autant dire que ça va pas vite). Avec des gens de cette taille vous imaginez donc bien que je pensais être grand (je ne peux pas passer sous la table, je suis 2 cm trop haut). Mais tout ceci a pris fin ce matin lors de ce douloureux réveil.
Rassurez-vous, la dépression ne m’atteindra pas, car comme disait un grand petit Monsieur « l’important, c’est que les pieds touchent par terre ! ».
Je suis, en effet, né dans une famille de nain, mais tout en croyant que les membres de celle-ci étaient de taille normale. Même si je trouvais curieux que mon père passe sous la table sans se pencher (c’est pratique pour passer le balai), je n’ai jamais remis sa taille en cause ; je pensais simplement que le fabricant de cette charmante table avait eu une idée bizarre en lui mettant des pieds aussi grands. Il faut également noter que, non contente de me fournir une famille de poche, Dame Nature m’a aussi refilé des amis tout petits ; j’ai même deux copines (deux sœurs) qui ne sont pas plus grandes qu’un pouce (elles sautent à pieds joints sur le clavier pour tchater sur msn, autant dire que ça va pas vite). Avec des gens de cette taille vous imaginez donc bien que je pensais être grand (je ne peux pas passer sous la table, je suis 2 cm trop haut). Mais tout ceci a pris fin ce matin lors de ce douloureux réveil.
Rassurez-vous, la dépression ne m’atteindra pas, car comme disait un grand petit Monsieur « l’important, c’est que les pieds touchent par terre ! ».
lundi 7 avril 2008
A la poursuite du temps perdu

Ayant complètement échoué à percer les mystères du temps dans mon précédent article, je constate avec profond désarroi que Monsieur T ne s’est toujours pas arrêté et que chaque jour l’impression d’avoir des journées trop courtes grandit en moi.
Ne pouvant visiblement pas lutter contre le cours du temps qui, à chaque instant, me porte un peu plus loin sur la frise chronologique que j’avais tracée dans mon cahier de CM2, j’ai décidé de partir à la recherche du temps perdu. Mais comment faire ? Méthodique comme je suis, j’ai commencé par effectuer une étude approfondie de mon planning de ministre pour classer les tâches selon les critères « importance » et « compressibilité ». Après deux bonnes heures de réflexion intense, j’ai mis le doigt sur le talon d’Achille de mon emploi du temps : les repas.
Je sens déjà (bon français que vous êtes) que vous n’êtes pas d’accord avec moi. Et pourtant ! Imaginez un peu toutes les heures que vous avez perdues devant votre assiette durant toutes ces années. C'est du temps que vous auriez pu mettre à profit pour faire des choses bien plus intéressantes comme jouer à la belotte, faire des mots croisés ou encore danser le disco (aujourd'hui, vous seriez une star de la piste tel Didier Travolta).
Et d’ailleurs qui a décrété un jour que l’Homme avait besoin de manger pour vivre ? Pourquoi doit-on manger ? J’entends déjà mes amis biologistes qui tentent d’expliquer que c’est un besoin physiologique en étalant leur connaissance de la phosphorylation oxydative des mitochondries. Mais ma question n’est pas là ; je comprends bien que l’énergie est nécessaire, mais on aurait quand même pu faire plus simple pour s’approvisionner.
Etant furieux d’être passé à côté de mon destin de roi de la piste (j’aurais vraiment eu la classe avec la veste à paillettes!!), j’ai décidé de prendre mon destin en main en prenant la décision radicale d’arrêter de manger. A partir de maintenant, l’heure du repas sera consacrée à l’élaboration de mon blog (lu dans le monde entier… compteur à l’appui).
Désormais, je mange blog et, généreux que je suis, je vous sers ce petit blog accompagné de sa salade de lettres chaudes pour ne pas oublier que le repas reste un moment de convivialité.
mardi 1 avril 2008
Passage éclair

Profitant du peu de temps que j’ai devant moi, je viens soulager votre inquiétude qui se lit dans vos yeux depuis quelques jours : non, je ne suis pas mort !
Alors qu’après 7 jours sans aucunes nouvelles, les plus persévérants d’entre-vous (et dieu sait que vous étiez nombreux) s’apprêtaient à abandonner les recherches, je surgit de ma tanière pour essayer de vous expliquer pourquoi je n’ai pas eu le temps de vous écrire pendant cette semaine angoissante. Vous noterez que j’ai dit que j’allais « essayer » de vous expliquer ; je ne suis, en effet, pas sûr d’avoir trouvé une réponse à cette question.
Je profite donc de la présence de Monsieur Temps qui est devant moi (comme je vous le disais précédemment), pour avoir quelques indices. Mais alors que je me prépare à lui poser ma première question, je constate que ce cher Monsieur T a disparu. Mais où peut-il bien être ? Voulant absolument connaître les raisons profondes de l’écoulement temporel, je décide de le chercher. Quelle n’est pas ma surprise quand je constate que ce Mister T se trouve derrière moi. Je suis sûr que vous avez déjà pu observer ce phénomène étrange : vous avez Monsieur Temps devant vous et quelques secondes après il se retrouve derrière (Attention, ne vous penchez pas !). Il est trop fort !! Voulant lui exprimer toute mon admiration, je l’interpelle en espérant qu’il va s’arrêter deux secondes à mes côtés. Mais, comme vous le pressentez, ce Monsieur est l’homme le plus pressé que je n’ai jamais rencontré.
Vous comprenez donc que je ne pourrai vous donner la réponse que vous attendiez tant et en l’absence de ce Monsieur, je pense que vous ne m’en voudrez pas si je vous laisse sur ces mots.
mardi 25 mars 2008
Des jambes fatigantes
Un peu fatigué par la reprise du travail de mes jambes, je profite de leur journée de RTT pour vous conter mes derniers jours très animés. Je dois commencer par vous dire que l’opération « secouage de gambettes » a dépassé toutes mes espérances ; mes jambes sont limites hyperactives et, chaque soir, je dois les supplier de s’arrêter pour aller me coucher. L’impression de voyager sur des pneus à plats, qui s’était installée depuis quelques mois, laisse donc progressivement la place à la sensation d’être monté sur ressort. Je ne vais pas dire que c’est désagréable mais le problème vient du fait que tout se paie.
C’est donc sur les genoux et complètement ruiné que je vous adresse ce message. Je suis, en effet, ruiné énergétiquement puisque mes jambes ont demandé une augmentation de leur salaire énergétique (chose qui avait été négligée lors de la signature du contrat) et mes épargnes réalisées auprès des banques « Glucide » et « Lipide », qui étaient pourtant conséquentes, diminuent de jour en jour. J’ai, d’ailleurs, dû faire un emprunt (qui me coûte très cher) pour m’offrir mes boîtes de Choco Pops qui me fournissent quotidiennement en énergie. Vous comprenez donc dans quel état je suis et les regrets que je nourris depuis ce fameux jour où j’ai eu la bonne idée de réveiller la soif de compétition de mes jambes.
Mais là ne s’arrête pas mon calvaire… Ces dernières, ayant retrouvé leur moral de champion, m’ont réclamé un vélo sous prétexte qu’elles en avait assez de faire du sport en chambre (j’ai un vélo d’appartement dans ma chambre…vous avez vraiment les idées mal placées). Vous imaginez bien toute la détresse qui a pu se lire dans mes yeux lorsque mes oreilles ont capté cette demande. J’ai essayé, tant bien que mal (plutôt mal en fait), de leur faire entendre raison en prétextant que j’étais à bout et qu’il m’était impossible d’en faire plus. Mais mon argumentation fût vaine. Leur décision était prise : elles voulaient ce magnifique VTT qu’elles avaient vu chez Décathlon. Ne voyant pas de quel vélo elles voulaient parler, ma jambe droite est allé chercher la publicité qu’on avait reçu la veille (au passage, on en reçoit des tonnes en région parisienne) et m’a ensuite vanté les mérites de cette fabuleuse machine. J’ai admis que l’engin semblait être de qualité, mais j’ai fini par dire fermement que je n’achèterais pas ce vélo. C’est alors que ma jambe gauche (un peu sur les nerfs) m’a dit qu’au-delà de l’aspect sportif de la bête ; le côté pratique de la chose n’était pas à négliger. Elle m’affirma qu’elle avait trouvé, au cours de la dernière assemblée générale, un allié de poids en la personne de « mon impatience » qui déplorait le temps perdu tous les matins à cause des embouteillages. Ma jambe droite ne se priva pas d’ajouter que Mademoiselle « ma bonne conscience » était très séduite pas le côté écologique de la bicyclette.
Devant tant de ferveur et étant le seul à être réfractaire à l’idée d’acheter ce magnifique vélo, je n’ai pu résister plus longtemps. A peine avais-je baissé la garde que mes jambes m’avaient déjà emmené au magasin et que mon bras droit avait tendu la carte de crédit pour effectuer le paiement.
Devant tant de ferveur et étant le seul à être réfractaire à l’idée d’acheter ce magnifique vélo, je n’ai pu résister plus longtemps. A peine avais-je baissé la garde que mes jambes m’avaient déjà emmené au magasin et que mon bras droit avait tendu la carte de crédit pour effectuer le paiement.
Mes jambes ne tiennent d’ailleurs plus en place à l’idée de monter sur cette machine de compétition, j’ai de la peine à résister pour rester derrière l’écran et écrire ces derniers…
mardi 18 mars 2008
Nostalgies sportives

Un peu présomptueux quant à l’efficacité de ma plaidoirie visant à justifier ma méconnaissance de l’art culinaire, je vous avais affirmé que je pourrais quitter l’arène en toute sécurité. C’était sans compter l’inattention d’une lionne qui était complètement perdue dans ses pensées en se faisant les griffes et qui, pour être franc, n’avait pas écouté un mot de mon discours. Alors que le public m’offrait une « standing ovation » (et oui ! rien que ça !) et que je me tenais prêt pour le rappel (c’est la moindre des choses), cette gentille petite lionne a commencé à émerger de ces songes et s’est approchée de moi d’un pas hésitant (hésitant car je suppose qu’elle se demandait pourquoi les autres lions ne m’avaient pas encore entamé). N’ayant pas tout de suite compris que celle-ci avait manqué mon « one man show », j’ai cru qu’elle venait me réclamer un autographe. Mais à l’instant où j’ai plongé mon regard dans ses yeux fous, j’ai compris que je n’avais pas affaire à une fan hystérique, mais bien à un fauve affamé. J’ai alors pris mes jambes à mon cou (misant sur la fiabilité de mes supers baskets toutes neuves) pour échapper à la terrible fin/faim qui me tendait ses bras mortels. Mais j’avais oublié un petit détail (qui ne tarda pas à se manifester à grosses gouttes de sueur) : je n’ai plus ma super condition physique de super sportif (oui, oui, je l’ai eu un jour... il y a longtemps). Etant très rapidement à bout de souffle, je n’ai pu distancer la lionne que je voyais se rapprocher à chaque coup d’œil dans le rétroviseur (fixé sur l’épaule droite).
C’est donc choqué et orphelin d’un mollet, qu’aujourd’hui je vous fais part de mon interrogation : « Pourquoi je ne fais plus de sport depuis que je suis à Paris ? ». Je vous avoue que je n’ai pas tout de suite réussi à définir l’origine du problème. C’est après un bref interrogatoire de toutes les parties de mon corps (en toute décence) que j’ai enfin compris ce qu’il se passait. J’ai, en effet, pu constater que, depuis quelques mois, mes jambes avaient décidé de se la couler douce et qu’elles passaient leurs journées assises dans un sofa à siroter de l’Orangina. A cette vue indigne de jambes de compétition, j’ai essayé de les raisonner en leur contant à l’oreille (j’admets qu’il faut connaître l’anatomie des gambettes…mais c’est mon domaine, ne l’oublions pas) les souvenirs de la belle époque et de tous les défis qu’elles avaient pu relever par le passé (vous allez dire : « ça va les chevilles ! », je vous parlerai de mes chevilles une autre fois, mais elles se portent pas trop mal ; merci pour elles). Après de longues heures de négociations, j’ai réussi à convaincre mes jambes de se remettre au travail. Au cours de ces pourparlers acharnés, il faut quand même noter qu’elles ont réussi à obtenir une diminution du temps de travail par rapport à leur contrat de « la belle époque ».
D’ailleurs, le contrat commence dès aujourd’hui et je dois vous laisser pour faire un peu d’exercice.
La prochaine fois, les lions ne m’auront pas.
D’ailleurs, le contrat commence dès aujourd’hui et je dois vous laisser pour faire un peu d’exercice.
La prochaine fois, les lions ne m’auront pas.
jeudi 13 mars 2008
Une faim de lion

Mon premier article ayant été encensé par la critique féminine (quelle modestie !!), c’est avec grand plaisir mais aussi avec fébrilité que je me jette à nouveau dans l’arène.
Moi voilà donc en terrain hostile devant une horde de lions affamés qui n’attend qu’une chose : que je leur serve de déjeuner ou que je leur serve le déjeuner. Pour éviter tout incident regrettable, il faut que je commence par expliquer que je n’ai pas vraiment envi de me faire manger (pour des raisons que vous comprendrez aisément je pense). Il va donc falloir que je leur prépare un bon petit plat à ces gentils petits lions. Et c’est là que la tension monte et que le public se lève comme un seul homme… et oui, on dirait que tout le monde est au courant que je ne sais absolument pas cuisiner ! (C’est quand même dingue) Comment éviter le pire ? Je vois déjà les lions qui se lèchent les babines à l’idée de se faire une de mes entrecôtes. Et là, une idée me vient à l’esprit (je tente le tout pour le tout, quitte à se faire bouffer) : je prends donc la parole devant l’assemblée et dit : « Très bien, j’ai été démasqué. Je ne sais effectivement pas cuisiner. Mais savez-vous pourquoi je ne sais pas cuisiner ?». L’intervention semble avoir fait son effet (les lions veulent au moins savoir pourquoi je suis nul en cuisine), je vois vos yeux qui pétillent derrière l’écran tant vous voulez connaître la réponse.
Pour mettre le doigt sur les raisons profondes de mon ignorance culinaire, je vous invite à vous balader dans les méandres de mon cerveau (encéphale pour les scientifiques…je suis tout de même apprenti chercheur en biologie, ne l’oublions pas). Je vous en prie, après vous. La visite commence au numéro 1 du boulevard de la science et vous pouvez déjà constater, si vous errez un peu, que toutes les rues mènent au quartier science de mon cerveau qui est, en quelque sorte, le centre ville de ma matière grise. Si ce centre scientifique se trouve aisément (sans carte routière, il n’y a qu’à suivre les indications), c’est une toute autre histoire pour arriver au quartier cuisine (je vous conseil un GPS ; et encore, le top du top). C’est, en effet, une région très retirée dans mon cerveau que j’arrive à retrouver, en générale, après de longues minutes de réflexion. Vous pouvez, d’ailleurs, remarquer qu’on est sur la bonne route puisque si vous regardez au loin, vous distinguerez l’hôtel « Pâtes » et l’hôtel « Croque-monsieur » (qui sont les seuls à avoir pignon sur rue). Nous sommes arrivés à destination et vous pouvez constater que la zone est quasiment désertique et que le quartier se résume finalement à une toute petite impasse (de quelques neurones de long seulement). Le bâtiment « Plats salés », constitué que d’un niveau, tient à peine debout et je ne vous parle pas du pavillon « Dessert » qui n’a franchement pas belle allure. Le bref coup d’œil dans cette zone reléguée au fin fond de mon cerveau vous aura, je pense, permis de comprendre pourquoi je ne sais absolument pas cuisiner ; mais si vous regardez bien vous pourrez remarquer que quelques bâtiments sont en construction et que la politique du quartier privilégie un développement rapide des infrastructures. Vous avez donc la réponse à cette question qui vous empêchait de dormir depuis quelques jours et je pense que vous pouvez partir sans crainte : les lions ont l’air compréhensifs.
Moi voilà donc en terrain hostile devant une horde de lions affamés qui n’attend qu’une chose : que je leur serve de déjeuner ou que je leur serve le déjeuner. Pour éviter tout incident regrettable, il faut que je commence par expliquer que je n’ai pas vraiment envi de me faire manger (pour des raisons que vous comprendrez aisément je pense). Il va donc falloir que je leur prépare un bon petit plat à ces gentils petits lions. Et c’est là que la tension monte et que le public se lève comme un seul homme… et oui, on dirait que tout le monde est au courant que je ne sais absolument pas cuisiner ! (C’est quand même dingue) Comment éviter le pire ? Je vois déjà les lions qui se lèchent les babines à l’idée de se faire une de mes entrecôtes. Et là, une idée me vient à l’esprit (je tente le tout pour le tout, quitte à se faire bouffer) : je prends donc la parole devant l’assemblée et dit : « Très bien, j’ai été démasqué. Je ne sais effectivement pas cuisiner. Mais savez-vous pourquoi je ne sais pas cuisiner ?». L’intervention semble avoir fait son effet (les lions veulent au moins savoir pourquoi je suis nul en cuisine), je vois vos yeux qui pétillent derrière l’écran tant vous voulez connaître la réponse.
Pour mettre le doigt sur les raisons profondes de mon ignorance culinaire, je vous invite à vous balader dans les méandres de mon cerveau (encéphale pour les scientifiques…je suis tout de même apprenti chercheur en biologie, ne l’oublions pas). Je vous en prie, après vous. La visite commence au numéro 1 du boulevard de la science et vous pouvez déjà constater, si vous errez un peu, que toutes les rues mènent au quartier science de mon cerveau qui est, en quelque sorte, le centre ville de ma matière grise. Si ce centre scientifique se trouve aisément (sans carte routière, il n’y a qu’à suivre les indications), c’est une toute autre histoire pour arriver au quartier cuisine (je vous conseil un GPS ; et encore, le top du top). C’est, en effet, une région très retirée dans mon cerveau que j’arrive à retrouver, en générale, après de longues minutes de réflexion. Vous pouvez, d’ailleurs, remarquer qu’on est sur la bonne route puisque si vous regardez au loin, vous distinguerez l’hôtel « Pâtes » et l’hôtel « Croque-monsieur » (qui sont les seuls à avoir pignon sur rue). Nous sommes arrivés à destination et vous pouvez constater que la zone est quasiment désertique et que le quartier se résume finalement à une toute petite impasse (de quelques neurones de long seulement). Le bâtiment « Plats salés », constitué que d’un niveau, tient à peine debout et je ne vous parle pas du pavillon « Dessert » qui n’a franchement pas belle allure. Le bref coup d’œil dans cette zone reléguée au fin fond de mon cerveau vous aura, je pense, permis de comprendre pourquoi je ne sais absolument pas cuisiner ; mais si vous regardez bien vous pourrez remarquer que quelques bâtiments sont en construction et que la politique du quartier privilégie un développement rapide des infrastructures. Vous avez donc la réponse à cette question qui vous empêchait de dormir depuis quelques jours et je pense que vous pouvez partir sans crainte : les lions ont l’air compréhensifs.
dimanche 9 mars 2008
Pourquoi et pour quoi
Entrainé soudainement dans la blogosphère depuis quelques jours sur les conseils d’Estelle (je ne vous dirai pas quels blogs elle m’a fait visiter…), j’émerge d’une nuit où j’ai eu l’impression de parcourir des milliers de blogs (je dois avouer que ç’était un peu bizarre). A mon réveil, je me suis posé quelques questions et j’ai pu établir le diagnostic : je suis atteint par la fièvre blogesque (le blogomètre indique 40 : c’est vraiment pas bon !!). Ma première réaction a été de chercher vivement un remède sur doctissimo (la bible du médecin), mais aucunes informations n’ont été visiblement recensées sur cette maladie. J’ai essayé de me souvenir ce que faisait ma mère quand j’étais plus jeune lorsqu’une fièvre avait été diagnostiquée après l’épreuve au combien éprouvante du thermomètre ; c’est alors que la solution m’est apparue telle une illumination : pour faire passer la fièvre, je dois m’emmitouflé dans les pages chaudes de mon blog et attendre que ça passe. Me voilà donc aujourd’hui dans mon blog tout neuf (acheté chez conforama, j’ai hésité à prendre des blogs superposés mais j’avais pas la place dans mon petit appartement massicois) orné de sa plus belle parure.
Je soupçonne cependant que la fièvre ne passera pas comme ça ; il ne suffit pas d’avoir un blog, encore faut-il trouver matière à faire de longs paragraphes qui vont ennuyer tous ceux qui se risqueront à les lire (si quelqu’un vient les lire). Et là, j’ai trouvé… je pense vous parler régulièrement (pas tous les jours, faut pas pousser, j’ai un métier…) d’un truc super chiant qui me pourrit la vie et qui à partir de maintenant va aussi pourrir la vôtre (ne me remerciez pas). J’ai donc décidé de vous faire part de mes nombreuses réflexions personnelles. Attention, je ne vous parle pas de réflexions philosophiques qui auraient pu réjouir (ou peut-être déprimer complètement) ma super prof de philo des années lycée ; je vous parle de réflexions, bien moins excitantes, de piliers de bar (après 4 demis de Leffe). Vous ne voyez peut-être pas trop de quoi il retourne alors je vais vous donner un exemple (qui sera le sujet de mon premier article que vous pourrez trouver chez tous les marchands journaux dignes de ce nom) : il est 20h30, je suis dans le canapé et le film va commencer sous peu (je vous mets en situation) ; c’est alors que mon ventre se met à crier famine et que me décide à aller dans la cuisine. J’ouvre le frigo et que vois-je : rien (enfin aucun plat tout prêt à mettre dans le four). C’est donc à ce moment là que je me dis « pourquoi je ne sais pas cuisiner ?? » (J’essaierai donc de répondre à la question et je partagerai mes conclusions avec vous… c’est a l’air super intéressant !!! Vous ne trouvez pas…je vous avais prévenu).
Le sujet en béton trouvé, je dois maintenant trouver un nom super accrocheur pour le blog (qui pourra être repris pour le livre quand j’aurai cartonné… faut être positif). Je crois que je l’ai trouvé, vous me direz ce que vous en pensez les amis (si vous aimez pas de toute façon, c’est la même chose) : « réflexion d’un apprenti chercheur » (c’est nul, ça a l’air bien chiant : en gros, c’est parfait).
Les raisons (très pertinentes) de la création de ce blog et mes intentions étant exposées, je vous laisse vaquer à vos occupations et vous donne rendez-vous pour mon premier vrai article tant attendu (qui, je suis sûr, vous a déjà mis l’eau à la bouche) qui paraîtra très prochainement.
Je soupçonne cependant que la fièvre ne passera pas comme ça ; il ne suffit pas d’avoir un blog, encore faut-il trouver matière à faire de longs paragraphes qui vont ennuyer tous ceux qui se risqueront à les lire (si quelqu’un vient les lire). Et là, j’ai trouvé… je pense vous parler régulièrement (pas tous les jours, faut pas pousser, j’ai un métier…) d’un truc super chiant qui me pourrit la vie et qui à partir de maintenant va aussi pourrir la vôtre (ne me remerciez pas). J’ai donc décidé de vous faire part de mes nombreuses réflexions personnelles. Attention, je ne vous parle pas de réflexions philosophiques qui auraient pu réjouir (ou peut-être déprimer complètement) ma super prof de philo des années lycée ; je vous parle de réflexions, bien moins excitantes, de piliers de bar (après 4 demis de Leffe). Vous ne voyez peut-être pas trop de quoi il retourne alors je vais vous donner un exemple (qui sera le sujet de mon premier article que vous pourrez trouver chez tous les marchands journaux dignes de ce nom) : il est 20h30, je suis dans le canapé et le film va commencer sous peu (je vous mets en situation) ; c’est alors que mon ventre se met à crier famine et que me décide à aller dans la cuisine. J’ouvre le frigo et que vois-je : rien (enfin aucun plat tout prêt à mettre dans le four). C’est donc à ce moment là que je me dis « pourquoi je ne sais pas cuisiner ?? » (J’essaierai donc de répondre à la question et je partagerai mes conclusions avec vous… c’est a l’air super intéressant !!! Vous ne trouvez pas…je vous avais prévenu).
Le sujet en béton trouvé, je dois maintenant trouver un nom super accrocheur pour le blog (qui pourra être repris pour le livre quand j’aurai cartonné… faut être positif). Je crois que je l’ai trouvé, vous me direz ce que vous en pensez les amis (si vous aimez pas de toute façon, c’est la même chose) : « réflexion d’un apprenti chercheur » (c’est nul, ça a l’air bien chiant : en gros, c’est parfait).
Les raisons (très pertinentes) de la création de ce blog et mes intentions étant exposées, je vous laisse vaquer à vos occupations et vous donne rendez-vous pour mon premier vrai article tant attendu (qui, je suis sûr, vous a déjà mis l’eau à la bouche) qui paraîtra très prochainement.
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