jeudi 24 avril 2008

Avoir ou ne pas avoir



Intervenant généralement sur ce blog pour essayer de vous faire sourire à coup d’autodérision, c’est avec des intentions différentes que je me présente à vous aujourd’hui. Je me suis, en effet, rendu compte que je ne profitais pas d’un avantage certain que confère la tenue d’un blog : pouvoir dire ce qu’on pense sans se faire couper la parole. Cet article sera donc consacré à mon premier coup de gueule (et peut être le dernier, mais en tout cas celui-ci me tient à cœur parce que quand y’en a marre [y’a malabar], y’en a marre). Je vous entends vous demander : mais quelle mouche l’a piqué ? Où est passée sa gentillesse légendaire ? Et bien aujourd’hui, je dis merde ! Un moustique m’a fait chier toute la nuit et je me suis réveillé méchant avec l’envie de tout casser !

J’ouvre donc cette page pour vous faire part de ma révolte contre la « société du paraître ». C'est-à-dire l’envie de chacun d’en mettre plein la vue, d’être le plus beau et le plus riche qui se traduit par une compétition internationale de la possession (pour la plus grande joie des multinationales). Vous pourriez me dire que j’en fais parti et que comme tout le monde j’aspire à une belle vie ; ce à quoi je répondrais qu’effectivement je veux bien vivre, mais qu’une belle vie ne se résume pas à une belle bagnole et un écran plasma. D’ailleurs, je conduis une 205, je suis pas une fashion victime, je suis jamais coiffé et je me rase qu’une fois par semaine ; je pense donc être légitime pour m’exprimer sur le sujet.
Dans cette société où le paraître est le souci principal des citoyens, je suis outré par le soin que prennent les gens à afficher ce qu’ils possèdent au yeux de leur contemporains. Il en découle une frénésie qui pousse chacun à aller acheter ce qu’a son voisin (en mieux) par peur de passer pour un blaireau au prochain apéro de quartier.
Y’a des moments comme aujourd’hui où j’ai envi de dire stop à la connerie. Il me semblait, en effet, (ou alors j’avais rien compris) qu’au départ le but du jeu dans la vie était d’en avoir suffisamment pour vivre correctement (sans pour autant vivre dans l’abondance). À aucun moment j’ai lu dans la règle, qu’il fallait en avoir plus que les autres et qu’il fallait jouer la surenchère dès qu’un objet était décrété indispensable pour exister dans cette société.
Je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut rien s’acheter ; il s’agit de consommer ce dont on a besoin et ce qui est en adéquation avec notre mode de vie. Pour être clair, c’est pas parce que ton voisin cinéphile achète un écran plasma pour regarder ses films qu’il faut que tu en achètes un si tu ne regardes que la roue de la fortune (et autres merdes télévisuelles) sous prétexte que « ça le fait devant les amis ». Je vous rassure TF1 est aussi pourri en HD qu’en cathodique.

Les gens sont obnubilés par l’image qu’ils renvoient ; ils sont près à tout pour être estimés et montrer qu’ils ont réussi. Et puisque « avoir réussi » se résume, en gros, à être péter de tunes, les gens sont capables de tout pour tromper leur monde et se faire passer pour plus riches qu’ils ne le sont en s’offrant des trucs inutiles (mais indispensables à la panoplie du gars qu’a réussi). Vous noterez au passage que la définition de « réussir » ne correspond plus à « faire un métier qui plaît et vivre correctement » mais à « gagner plein de sous et le montrer » (elle est loin l’époque où les gamins voulait être instituteurs).

Il faut savoir que tout le monde ne peut pas être plein aux as, et que d’ailleurs ce n’est pas le but dans la vie. Alors au lieu de regarder et d’envier ce que les autres ont, demande toi ce qui est vraiment nécessaire à ta vie et privilégie ce qui enrichira ton esprit plutôt que ton patrimoine (dans la mesure où tu rames pas comme un galérien pour faire vivre ta famille, bien sûr ; faut pas être maso non plus). Et si tu crois toujours que, comme le dit un grand philosophe, « les choses te donnent une identité » ; Réfléchis à ça : Qu’est ce que tu penses du propriétaire d’un super cabriolet en Sibérie ?

4 commentaires:

Noémie a dit…

Je partage ton point de vue! Le bling-bling, terme ô combien à la mode (et si vrai) m'écœure. Pourtant j'aime les belles choses, : les beaux sacs à main, je rêve d'avoir de la belle vaisselle... Et j'aime faire les magasins. Mais je déteste l'idée qu'on puisse étaler sa richesse. Pour moi la vraie classe c'est quand on porte où possède de très belles choses mais qu'on ne l'étale pas. La sobriété il n'y a que ça de vrai!

Anonyme a dit…

ben oui, nous les filles on aime forcément les belles choses!!
je ne trouve pas d'autres mots, cf le com de Noémie!! :)
Estelle

Anonyme a dit…

J'veux bien une Jolie voiture pour mes 18 ans, stp Jéjé !!!

Huhu.
Roh c'est bon j'essairai de retenir la leçon.

Anonyme a dit…

J'veux bien une Jolie voiture pour mes 18 ans, stp Jéjé !!!

Huhu.
Roh c'est bon j'essairai de retenir la leçon.