jeudi 15 mai 2008

Ils sont fous ces parisiens!!


Profitant des jours magnifiques que nous offre le mois de mai en nous gratifiant de son plus beau soleil, je me suis enfin décidé à fouler le sol parisien et à prendre mes marques dans cette ville que, soit disant, tout le monde nous envie. L’excursion qui peut vous sembler, a priori, plutôt banale, n’est cependant pas si aisée qu’elle n’y paraît. Il faut, en effet, savoir où on va et avoir quelques notions géographiques de la capitale avant de se lancer dans cette jungle urbaine ; sans quoi, on a des chances de se perdre. C’est donc armé de l’indispensable carte touristique, d’un plan des lignes RATP (le format poche que les franciliens connaissent bien) et d’Estelle (arme indispensable pour parer à tout égarement) que je suis partis à l’aventure. Le parcours emprunté lors de cette belle journée a été des plus classiques ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne vais pas le détailler, puisque ça risquerait de vous faire mourir d’ennui et de vous faire fuir à la vitesse d’un clic gauche.

Alors que je commençais à me reprocher mon manque d’inspiration et mon originalité digne des plus grands guides touristiques, mon regard s’est posé sur un banc de parisiens qui dorait au soleil tels des pingouins sur la banquise. Je dois vous avouer que la surprise a été de taille. Pour être précis, ce n’est pas la vue de l’animal qui a été l’objet de ma surprise, mais c’est plutôt le fait que celui-ci était arrêté et attroupé avec bon nombre de ses semblables qu’il semblait tolérer. Certains avaient même l’air de communiquer. Ce comportement social allait à l’encontre de tout ce que j’avais pu observé lors de mes précédentes rencontres avec cette espèce à part, et j’ai dû me rendre à l’évidence : les parisiens ne sont donc pas constamment en train de courir et de maudire leur voisin.

Après quelques minutes passées à les regarder depuis mon poste d’observation, j’ai tout de même été interpellé par le paradoxe du parisien. Pour être clair, je me demande bien pourquoi ces petites bêtes, qui supportent à peine les habitants du nid voisin et qui se plaignent continuellement du manque de tranquillité, viennent se concentrer dans les parcs, tels des moustiques sur une ampoule, dès que le premier rayon de soleil pointe le bout de son nez. N’y a-t-il vraiment pas d’autres moyens pour profiter du beau temps ? Ce phénomène est également observable durant l’été où le parisien et sa petite famille viennent s’entasser sur la côte avec tous leurs congénères et polluer le littoral de leurs coups de klaxon frénétiques. Finalement, le parisien ne supporte pas son voisin, mais il semblerait qu’il ne peut pas vivre sans.
Après réflexion, je me dis que la conclusion est peut-être un peu hâtive et que je dois approfondir l’observation et peut-être tenter d’établir le contact avec les sujets les plus dociles. La prochaine journée ensoleillée sera donc consacrée à l’observation du parisien dans son milieu naturel.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Je retrouve ici un constat que nous avons eu tous les 3 l'autre jour!
Le parisien est une espèce bien particulière de la faune de notre pays, surtout la parisienne qui se la pète pas mal et qui aime bien raconter sa vie haut et fort à ses copines du métro en prenant un air condescendant!
On est arrivés en même temps à Paris (mais moi je suis à l'intérieur du périph'!!) et on découvre peu à peu ce monde bizarre et si différent de notre belle campagne! Va-t-on rester ou partir?